Un nouveau risque pour Israël ? Les États-Unis vont vendre au Qatar 4 avions pour 4,5 milliards de dollars
Alors qu'Israël reçoit des États-Unis son deuxième avion ravitailleur de type KC-46, l'administration américaine a autorisé le Qatar à en acheter quatre pour 4,5 milliards de dollars. Pour la première fois, les Qataris auront la capacité de mener des sorties d'attaque à longue portée. S'agit-il d'une nouvelle menace pour Israël ou d'une manœuvre face à l'Iran ?

Alors que l'appareil de défense israélien impose un embargo sur les ventes d'armes et d'équipements militaires au Qatar, l'administration américaine a annoncé un nouvel accord d'armement avec cet État du golfe Persique. Le département d'État à Washington a confirmé que l'administration a autorisé le Qatar à acquérir quatre avions Boeing KC-46 pour un montant de 4,5 milliards de dollars.
L'accord comprend la fourniture de pièces de rechange, la formation du personnel et la maintenance pour les années à venir, ce qui a considérablement alourdi le coût total. Il s'agit d'une étape préliminaire avant la signature du contrat définitif, et aucune date de livraison n'a encore été fixée. Compte tenu de la demande mondiale pour ces appareils, il est peu probable que le Qatar les reçoive avant 2030.
Les États-Unis sont le premier exploitant de cet avion, avec environ 105 appareils en service opérationnel et un objectif d'achat total de 283 unités. Le Japon en exploite actuellement six et a reçu l'autorisation d'en acquérir neuf supplémentaires.
Les conflits récents ont démontré l'importance cruciale des avions ravitailleurs dans la guerre moderne, car ils augmentent considérablement la distance de vol et le temps de présence en l'air des avions de combat, de transport et de renseignement. Ce n'est pas un hasard si environ 70 ravitailleurs américains sont stationnés en Israël, et l'armée de l'air israélienne a reçu cette semaine son deuxième KC-46 sur les six commandés par le ministère de la Défense.
Le Qatar n'a jamais possédé de flotte de ravitailleurs jusqu'à présent. Cette acquisition donnera pour la première fois à ses avions F-15, Typhoon et Rafale la capacité d'attaquer des cibles situées loin de son territoire, marquant une montée en puissance spectaculaire de ses capacités de frappe à longue portée. Bien que cet achat puisse être interprété comme une manœuvre de dissuasion face à l'Iran, il conférera également au Qatar, s'il est concrétisé, une capacité renforcée de frappe, y compris contre des cibles en Israël, ce dont il ne disposait pas auparavant.



