Un « mur de fer » en pleine mer : navigation face à Gaza avec l'unité qui empêche le prochain raid
Une légère erreur pourrait ramener les scènes du 7 octobre. Un reportage d'un correspondant de Walla à bord d'un patrouilleur Shaldag face aux ruines de Gaza révèle l'immense défi auquel Tsahal est confronté en cette période de crépuscule : unir ses forces, tolérance zéro pour tout écart et vigilance maximale face à tout mouvement en mer.

Les commandants de la division des Chevaliers du Golfe ont ralenti le patrouilleur Shaldag Mark 5 face à la « marina » sur les côtes de la ville de Gaza, un lieu autrefois actif 24 heures sur 24 jusqu'au 7 octobre, date à laquelle des centaines de navires ont pris la marine par surprise. « Il n'y a plus de navires à moteur. Regardez », a expliqué l'officier supérieur à bord, en pointant les ruines de la ville. La plupart des ordres donnés depuis notre départ des ports israéliens incluent des instructions pour une surveillance approfondie de l'espace maritime.
Le massacre du 7 octobre plane dans l'air. Ce matin-là, à 06h29, une sirène d'alerte a retenti et, sous le couvert de tirs de roquettes, les combattants d'élite de la Nukhba navale du Hamas ont commencé à se déplacer vers Israël sur sept bateaux. Les combattants de la marine ont réussi à toucher cinq bateaux et à éliminer vingt terroristes, mais deux bateaux transportant 18 combattants armés de la Nukhba ont atteint le rivage, marquant le début d'un échec massif.
Enquêtes approfondies et changements
Les enquêtes ont mis en évidence des lacunes importantes. Face à un ennemi qui utilise des plongeurs, des véhicules sous-marins, des bateaux rapides et des drones, la fixation mentale est une condamnation à mort. Le commandant de la marine, David Salama, a initié des changements structurels, que l'actuel commandant, le général de division Eyal Harel, a accélérés, comprenant qu'une défense efficace nécessite d'apprendre en mouvement.
La marine, le Shin Bet et l'Aman ont uni leurs forces pour éroder systématiquement les capacités maritimes du Hamas et du Jihad islamique. La nomination du général de brigade A., ancien commandant de la Shayetet 13, à la tête de la division des opérations de l'Aman, a donné un élan significatif à ces efforts.
Le commandant de la base d'Ashdod, le colonel A., a réorganisé l'espace, établissant des ceintures de défense depuis la mer, l'air et la terre en coordination avec les forces terrestres. « Regardez à gauche maintenant », a déclaré l'officier. « Vous voyez les VTT ? C'est une nouvelle unité créée après le 7 octobre pour répondre aux infiltrations sur le rivage. » Les combattants appellent ce dispositif le « mur de fer », basé sur une combinaison étroite de technologies avancées et d'une masse de forces dans un espace frontalier surveillé.
Test de réalité : l'incident de Zikim
Ce processus illustre la mise en garde de Zvi Lanir dans « Surprise fondamentale » concernant le danger de « l'illusion de correction » après le 7 octobre : investir des ressources dans la réparation des sous-systèmes plutôt que de remettre en question les hypothèses de base du haut commandement.
Un test de réalité a eu lieu vendredi dernier lorsqu'une indication de « contact » sur la clôture électrique du kibboutz Zikim a été reçue. Un premier éclaireur n'a trouvé aucun défaut, mais une patrouille ultérieure a identifié une coupure dans la clôture. Une alerte « Chevalier de nuit C » (infiltration terroriste) a été déclarée. En 40 minutes, 140 combattants, dont la police et le Magav, étaient dans le kibboutz. L'enquête a conclu qu'il s'agissait d'un incident criminel impliquant des voleurs, mais la réponse était basée sur des exercices simulant une infiltration terroriste. Une source haut placée a noté que la connexion entre Tsahal et la police doit devenir encore plus étroite pour fermer efficacement l'espace.
La menace d'un raid maritime demeure. Bien que la marine agisse avec fermeté, les commandants terrestres maintiennent une vigilance maximale, supposant que l'ennemi possède toujours des capacités cachées, et se préparent aux scénarios les plus complexes dans des conditions météorologiques défavorables.



