Un haut responsable du CGRI, connu pour ses menaces, nommé à un poste clé en Iran
Mohsen Rezaee a été nommé secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran. Ancien commandant du CGRI pendant 16 ans, il remplace Mohammad Baqer Zol-Qadr. Rezaee est réputé pour sa position ferme contre les États-Unis et est considéré comme un proche du guide suprême Mojtaba Khamenei.

Le haut responsable iranien Mohsen Rezaee, ancien conseiller du guide suprême Mojtaba Khamenei, a été nommé secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Cette nomination a été annoncée par Mehdi Tabatabaei, assistant à la communication du président iranien, précisant que Rezaee a été nommé par décret présidentiel suite à la démission de Mohammad Baqer Zol-Qadr.
Zol-Qadr occupait ce poste depuis mars dernier, après l'élimination d'Ali Larijani. Le Conseil est un organe central du régime iranien, chargé de coordonner la politique de sécurité et la politique étrangère. Il réunit des responsables militaires, du renseignement et du gouvernement, le guide suprême conservant le dernier mot sur toutes les affaires de l'État.
Mohsen Rezaee est une figure historique de la direction iranienne, ayant commandé le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) pendant 16 ans. Il est connu pour sa rhétorique offensive ; la semaine dernière encore, il a averti que « les forces iraniennes ne resteront pas les bras croisés si les États-Unis ne changent pas leur comportement » face au blocus naval imposé à l'Iran.
Dani Citrinowicz, chercheur principal à l'Institut d'études de sécurité nationale (INSS), estime que cette nomination reflète la volonté de Khamenei de renforcer son contrôle sur le Conseil. « Le Conseil suprême de sécurité nationale avait perdu de son éclat, et cette nomination vise à le revitaliser en tant qu'organe aidant le guide suprême à prendre des décisions éclairées », explique-t-il. Selon lui, l'expérience de Rezaee au sein du CGRI devrait consolider le lien entre les Gardiens et le Conseil, d'autant plus que Rezaee a longtemps été un mentor pour Mojtaba Khamenei.
Concernant le départ de Zol-Qadr, Citrinowicz ajoute : « Il est difficile de connaître les coulisses de cette décision. Il est possible qu'il ne soit plus en phase avec la direction actuelle ou qu'il y ait eu des désaccords personnels. En fin de compte, la méthode de Khamenei reste constante : garder les anciens responsables proches en tant que conseillers pour éviter toute défection et maintenir un sentiment d'appartenance au système. »



