Le Royaume-Uni rejette les critiques sur les sanctions en Cisjordanie

Le chef de la diplomatie britannique Ed Miliband rejette les critiques sur les sanctions contre les implantations en Cisjordanie, déclenchant une vive crise diplomatique avec Israël.

Now14Auteur : Sivan Yhezekel
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Le Royaume-Uni rejette les critiques sur les sanctions en Cisjordanie
Photo : Now14 / אד מיליבנד, שר החוץ של בריטניה | צילום: שאטרסטוק

Le secrétaire aux Affaires étrangères britannique, Ed Miliband, a rejeté les avertissements du grand rabbin de Grande-Bretagne, Sir Ephraim Mirvis, selon lesquels les juifs britanniques feraient face à des risques accrus après l'annonce par le Royaume-Uni de sanctions contre les implantations en Cisjordanie.

Miliband, qui s'est décrit comme un « juif britannique fier », a déclaré qu'il était en désaccord avec le rabbin Mirvis, qui avait qualifié cette mesure de « jour véritablement sombre » susceptible de renforcer l'extrémisme.

Mise en garde du grand rabbin et riposte gouvernementale

Le rabbin Mirvis a affirmé que « ce type de politique de gestes alimente un discours de plus en plus hostile envers Israël, et l'impact cumulé de telles politiques punitives est d'encourager davantage ceux qui, en interne comme à l'étranger, utilisent la haine comme une arme contre les juifs ». Selon Miliband, « nous devons tous faire davantage pour lutter contre l'antisémitisme, mais je crois que nous pouvons le faire tout en défendant les valeurs britanniques ».

Les sanctions sur le commerce avec les implantations en Cisjordanie interviennent dans un contexte de recrudescence des incidents antisémites à travers le Royaume-Uni. Le Community Security Trust (CST) a recensé 1 926 incidents haineux contre des juifs en Grande-Bretagne au cours du premier semestre 2026, soit une hausse de 21 % par rapport à la même période en 2025.

Réactions partagées et tensions diplomatiques

Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a défendu la décision de son gouvernement, affirmant devant les députés que « la Grande-Bretagne doit défendre la décence face à l'injustice. Là où des personnes sont expulsées de chez elles... nous serons toujours aux côtés des vulnérables ». L'Autorité palestinienne a salué la décision britannique, la qualifiant d'« étape importante pour contrer le système colonial d'israël ».

Au sein de la communauté juive britannique, la réaction a été mitigée. Le Conseil du leadership juif (JLC) a averti que les sanctions « pourraient se transformer en un boycott de fait d'israël », tandis que le mouvement Na'amod a salué la décision, estimant qu'« il n'y a pas d'approche juive unique envers Israël ».

Les sanctions ont provoqué une crise diplomatique avec Israël, qui a riposté en fermant le consulat britannique à Jérusalem-Est et en interdisant l'entrée sur son territoire à onze parlementaires et à un militant. Le ministre de la Diaspora, Amichai Chikli, a en outre recommandé de bloquer des organisations liées au Royaume-Uni telles qu'Oxfam et Save the Children.

Détails des mesures britanniques

S'exprimant au Parlement, Miliband a affirmé qu'une « nouvelle approche » était nécessaire en raison des projets de développement dans la zone E1. Les sanctions cibleront les entreprises et les personnes fournissant des services de construction et de financement aux implantations. La publicité pour ces zones sera également interdite au Royaume-Uni, le processus de mise en œuvre pouvant s'étendre sur neuf mois. Le Canada et la France ont également pris des mesures similaires.

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