Le Royaume-Uni prépare des sanctions contre Israël, Jérusalem menace de riposter
Le gouvernement britannique d'Andy Burnham s'apprête à annoncer des sanctions contre Israël, provoquant une vive réaction de Jérusalem qui dénonce une ingérence électorale et prépare une riposte.

Le gouvernement travailliste britannique s'apprête à annoncer une série de sanctions contre Israël, et une riposte diplomatique israélienne particulièrement ferme est déjà prête. Ces sanctions devraient être déclarées conformément aux promesses du nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, de durcir la position du Royaume-Uni face à Israël.
À Jérusalem, les responsables sont convaincus que cette initiative n'est pas dictée par des impératifs de politique étrangère, mais par les besoins politiques internes d'Andy Burnham à l'approche du congrès du Parti travailliste prévu le 27 septembre. Dès sa prise de fonction en remplacement de Keir Starmer, Burnham a promis à l'aile gauche anti-israélienne de son parti qu'il mènerait une politique beaucoup plus dure que celle de son prédécesseur.
Londres justifie ces sanctions par les violences de colons extrémistes contre des Palestiniens en Judée-Samarie — qui, selon le gouvernement britannique, ne reçoivent pas de réponse adéquate de la part des autorités israéliennes —, par la promotion de projets de construction dans la zone E1 entre Jérusalem et Ma'ale Adumim, ainsi que par des accusations concernant un prétendu refus israélien de laisser entrer du matériel humanitaire à Gaza.
Accusations et cycle de représailles
Le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, Ed Miliband, a formulé ce week-end des accusations contre Israël concernant un prétendu blocage de l'approvisionnement en médicaments et en matériel médical à Gaza. Selon Miliband, ces affirmations reposent sur des « discussions avec des personnes », bien qu'elles contredisent les rapports officiels des Nations Unies.
Selon des sources proches du dossier, les sanctions prévues devraient inclure une déclaration d'intention de boycotter les produits des implantations de Judée-Samarie, des sanctions individuelles contre des colons liés à des actes de violence contre des Palestiniens, des mesures similaires contre des militants et des organisations s'opposant à l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, ainsi qu'une prise de position politique sur la légalité du contrôle israélien en Judée-Samarie et à Gaza.
Une mesure purement déclarative
Selon des sources diplomatiques, ces mesures resteront pour l'instant purement déclaratives. La mise en œuvre de telles sanctions nécessite un cadre réglementaire et juridique complexe qui ne sera probablement pas finalisé avant la formation d'un nouveau gouvernement en Israël après les prochaines élections.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, a directement accusé les Britanniques de tenter d'interférer dans les élections israéliennes en intensifiant les sanctions, avertissant que toute mesure hostile entraînerait une réponse israélienne vigoureuse.
En s'appuyant sur les précédents, Israël devrait exclure le Royaume-Uni de toute implication dans la gestion internationale de la situation à Gaza et sur d'autres scènes diplomatiques. Ce conflit diplomatique risque de s'aggraver, d'autant plus que le Royaume-Uni pourrait entraîner dans son sillage l'Union européenne ainsi que d'autres pays comme l'Australie et le Canada. Un diplomate a averti que la situation pourrait dégénérer en un engrenage de représailles mutuelles.




