Sondage : 68 % des Israéliens voient la Turquie comme une menace

Un nouveau sondage du JCFA révèle que 68 % des Israéliens considèrent la Turquie comme une menace sécuritaire majeure, et 60 % soutiennent une action militaire.

Israel HayomAuteur : שחר קליימן
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Sondage : 68 % des Israéliens voient la Turquie comme une menace
Photo : Israel Hayom / מתוך המפגש של חמאס והרשות הפלשתינית עם ארדואן | צילום: אי.אף.פי

Un nouveau sondage révèle que 68 % des Israéliens considèrent la Turquie comme une menace sécuritaire dangereuse pour le pays, alimentée par les inquiétudes concernant sa présence militaire croissante et ses ambitions dans la région.

Perception du public et menaces régionales

L'enquête, menée du 2 au 4 septembre 2026 par l'institut Lazar Research pour le Jerusalem Center for Foreign and Affairs (JCFA) auprès d'un échantillon représentatif de 703 répondants juifs et arabes âgés de 18 ans et plus, met en évidence l'anxiété croissante face aux actions d'Ankara. Plus précisément, 68 % du public général et 77 % du public juif s'accordent à dire que la Turquie constitue une menace sécuritaire grave.

En outre, 60 % des personnes interrogées soutiennent une action militaire pour empêcher l'établissement d'infrastructures et de bases turques en syrie. Parallèlement, 70 % estiment qu'israël doit fixer des lignes rouges claires à la turquie et dialoguer avec les états-unis par des voies diplomatiques pour freiner l'empreinte régionale d'ankara.

Priorisation des défis de sécurité nationale

Malgré le niveau élevé d'inquiétude concernant la turquie, la question se classe relativement bas lorsque les répondants sont invités à évaluer l'ensemble des menaces auxquelles le futur gouvernement sera confronté, obtenant un score de 2,8 sur 6, derrière l'iran, le hamas et d'autres défis sécuritaires majeurs.

Le JCFA souligne que cette disparité est alarmante : bien que le public reconnaisse la turquie comme un adversaire dangereux, il ne la perçoit pas encore comme la crise la plus urgente, réduisant potentiellement la fenêtre d'opportunité pour contrer l'ancrage turc en syrie avant qu'il ne devienne une réalité permanente sur le terrain.

« Le public identifie la turquie comme une menace dangereuse, mais ne la classe pas encore comme urgente. La fenêtre d'opportunité pour contrer l'ancrage turc est peut-être maintenant, avant que la menace ne devienne un fait accompli. »

Lors de l'évaluation des menaces directes pesant sur le futur gouvernement, le programme nucléaire et le développement de missiles balistiques ont dominé le classement avec un score de 4,3 sur 6, suivis de près par la résurgence du hamas à gaza avec 4,2. Parmi les répondants juifs, ces deux menaces se partagent la première place avec 4,4. En revanche, les répondants arabes ont placé les activités extrémistes juives en judée-samarie au premier rang avec 4,1, suivies par la menace iranienne à 4,0.

Priorités de politique étrangère

Dans le domaine de la politique étrangère, les répondants ont accordé une priorité égale à deux initiatives majeures, chacune obtenant 3,8 : la formation d'une alliance régionale de contre-poids face à l'axe comprenant la turquie, le pakistan et l'arabie saoudite, et l'élargissement des accords d'abraham à d'autres nations. Celles-ci ont été suivies par les préoccupations concernant la montée des forces anti-israéliennes et antisémites aux états-unis, avec un score de 3,7.

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