Trump a transféré un demi-milliard de dollars en espèces à l'Irak

L'agence de presse officielle irakienne a rapporté jeudi que 500 millions de dollars en espèces sont arrivés en Irak dans une cargaison provenant de la Réserve fédérale américaine. Les autorités ont précisé que ces fonds seront utilisés pour des transactions liées aux voyageurs et aux transferts d'argent à l'étranger, sous réserve de l'approbation de la Banque centrale d'Irak.

Now14Auteur : Ben Gavish
Source
Trump a transféré un demi-milliard de dollars en espèces à l'Irak
Photo : Now14 / צילום: שאטרסטוק

L'agence de presse officielle irakienne a rapporté jeudi que 500 millions de dollars en espèces sont arrivés en Irak dans une cargaison provenant de la Réserve fédérale américaine. L'agence a ajouté que « les fonds seront utilisés pour des transactions liées aux voyageurs et aux transferts d'argent à l'étranger, sous réserve de l'approbation de la Banque centrale d'Irak ».

Un responsable gouvernemental irakien a expliqué à l'agence Reuters que « les paiements en dollars sont censés arriver sur une base mensuelle, ce qui portera le montant total des transferts annuels entre les deux pays à huit ou dix milliards de dollars ». Cela survient quelques jours seulement après que les États-Unis, conjointement avec l'Arabie saoudite, ont mené des frappes sur le territoire irakien.

Ce transfert intervient après que le porte-parole du nouveau Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, a annoncé le mois dernier que les États-Unis avaient repris les livraisons de dollars après plusieurs mois de suspension. Ces fonds proviennent des réserves détenues par l'Irak dans une banque new-yorkaise, un mécanisme destiné à permettre aux États-Unis de contrôler chaque transfert financier irakien afin d'éviter qu'ils ne tombent entre les mains d'éléments terroristes.

Malgré cela, les États-Unis ne disposent pas de moyens réels pour vérifier la destination finale de ces fonds. La Banque centrale irakienne assure que ces dollars sont destinés aux voyageurs, aux pèlerins et aux transferts à l'étranger, soulignant que les opérations sont effectuées uniquement par l'intermédiaire d'entreprises autorisées et conformément aux réglementations en vigueur.

Selon d'autres responsables irakiens s'exprimant dans les médias saoudiens, le retard imposé par les États-Unis visait à faire pression sur le nouveau gouvernement irakien pour qu'il prenne ses distances avec l'Iran. La suspension a été levée bien qu'al-Zaidi n'ait pas accédé à la demande de Donald Trump de former un gouvernement sans éléments pro-iraniens.

Par ailleurs, l'Irak est actuellement au bord d'un conflit entre les forces militaires nationales et les milices iraniennes présentes sur son territoire. Les forces de sécurité irakiennes ont relevé le niveau d'alerte dans tous les camps et bases, parallèlement au déploiement de renforts des forces de lutte contre le terrorisme vers Bagdad.

Des sources de sécurité irakiennes ont rapporté que cette mesure répondait aux agissements des organisations terroristes pro-iraniennes, qui se sont redéployées dans le pays et devraient continuer à opérer et à frapper des cibles locales à la demande de l'Iran, comme elles l'ont fait récemment en Arabie saoudite.

Dans la même rubrique