Trump a tout misé sur la confrontation avec l'Iran – et en paie aujourd'hui le prix fort

Six mois après le début de la guerre, le président Trump découvre que l'arme la plus redoutable de l'Iran est le prix du carburant. Alors que les sondages chutent et que son parti s'inquiète à l'approche des élections de mi-mandat, le président cherche désespérément une victoire pour clore le conflit.

MaarivAuteur : Agences de presse
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Trump a tout misé sur la confrontation avec l'Iran – et en paie aujourd'hui le prix fort
Photo : Maariv / תקיפה אמריקאית באיראן | צילום: רשתות ערביות

Près de six mois après le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, la campagne militaire et économique génère une pression croissante au sein de Washington. Les sondages indiquent une érosion du soutien au président Donald Trump et à sa gestion du conflit. Les républicains, craignant pour leur sort lors des élections de mi-mandat, perdent patience, tandis que d'anciens hauts responsables mettent en garde contre un scénario où Téhéran réussirait à gagner du temps pour transformer la guerre en une confrontation prolongée.

Malgré cela, les experts estiment que la probabilité que la campagne se poursuive jusqu'en 2029, fin du mandat de Trump, est faible. Le prix économique payé par le monde, notamment en raison de la crise dans le détroit d'Ormuz, rend difficile pour la communauté internationale d'accepter des années supplémentaires de conflit. Le message pour la Maison Blanche est clair : Trump doit trouver un moyen de terminer la campagne à des conditions présentables comme une victoire, sans permettre à l'Iran de « voler du temps » et d'entraîner les États-Unis dans la prochaine campagne électorale.

La crainte à Washington : l'Iran gagne du temps

L'ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale, Mark Pfeifle, a déclaré que pour éviter une guerre à long terme, l'administration Trump doit cesser de jouer selon les règles imposées par Téhéran. Selon lui, l'Iran opère par une séquence de crises : tensions dans le détroit d'Ormuz, activités de ses mandataires et attaques militaires, suivies d'un retour à la table des négociations. C'est une stratégie délibérée pour épuiser Washington.

Pfeifle appelle à une « discipline tactique » et à une coopération plus étroite avec les alliés au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. La situation économique de l'Iran se détériore : le FMI prévoit une contraction de 5,4 % de l'économie iranienne, avec une inflation approchant les 69 %. Les prix du pain et des céréales ont bondi de 116,7 %, tandis que ceux des huiles de cuisson ont augmenté de 261 %.


Les républicains perdent patience

Les élections législatives de novembre ont transformé la guerre avec l'Iran en un problème politique immédiat. La patience de certains républicains s'effrite, surtout pour ceux qui se présentent dans des districts compétitifs. Bien que la plupart continuent de soutenir Trump, la hausse du coût du carburant et de la vie rend cette tâche de plus en plus difficile.

Le sénateur Jim Justice a qualifié la guerre de « désastre total » et a exhorté son parti à se concentrer sur les préoccupations économiques. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a reconnu le lien entre la guerre et le coût de la vie, tout en exprimant son optimisme quant à une « nouvelle phase » qui pourrait stabiliser les prix du carburant.

Trump ne s'excuse pas – mais le public s'éloigne

Trump a montré peu de volonté de s'aligner sur les préoccupations politiques de son parti, déclarant qu'il « ne s'excusera jamais » pour sa décision d'agir militairement contre l'Iran. Cependant, les sondages révèlent un problème croissant : seuls 33 % des Américains sont satisfaits de sa performance globale, et seulement 28 % approuvent sa gestion de la crise iranienne. Environ deux tiers des adultes américains estiment que la guerre, commencée le 28 février, ne vaut pas son prix.

Pour Trump, les mois à venir constituent une double course : il doit maintenir la pression sur Téhéran pour parvenir à un règlement présentable comme un succès, tout en évitant que la guerre ne devienne un handicap pour les candidats de son parti. Si les prix du carburant continuent de grimper, l'Iran pourrait passer du statut de défi de politique étrangère à celui d'enjeu décisif pour l'équilibre politique des forces aux États-Unis.

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