Transports publics le samedi : positions des partis et sondage auprès des électeurs

La question des transports publics le samedi est revenue au centre du débat politique. Après les récents blocages de bus à Safed et Jérusalem, les partis ont clarifié leurs positions, tandis qu'un nouveau sondage montre qu'une large majorité d'électeurs laïcs et traditionnels soutient la mise en place de services de transport le week-end.

YnetAuteur : Sivan Hilai
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Transports publics le samedi : positions des partis et sondage auprès des électeurs
Photo : Ynet / צילום: לירן תמרי

L'escalade de la violence ces derniers samedis autour des blocages de bus à Safed et à Jérusalem a ramené sur le devant de la scène l'une des questions les plus explosives dans les relations entre religion et État, qui atterrira sur la table du gouvernement qui sera nommé lors des prochaines élections : les transports publics le samedi. La grande question est de savoir si le prochain gouvernement exercera l'autorité déjà existante dans la loi pour exploiter les transports publics pour des services essentiels, décentralisera les pouvoirs aux autorités locales, ou préférera durcir les restrictions selon la demande des partenaires ultra-orthodoxes.

Un sondage spécial de l'organisation « Israël Hofshit » (Israël libre) révèle exactement ce que veulent les électeurs des partis juifs non ultra-orthodoxes sur cette question. À la demande de Ynet et de « Yedioth Ahronoth », les partis en lice aux élections ont soumis leurs positions concernant les transports publics le samedi.

Résultats du sondage

Selon un sondage complet mené par le projet « Ha-Madad » (L'Indice) en juillet 2026, auquel ont participé 926 répondants de la population juive (hors société ultra-orthodoxe), 74 % des répondants soutiennent l'exploitation des transports publics le samedi sous une forme ou une autre. Parmi eux, 26 % sont favorables à une exploitation complète, tandis que 48 % soutiennent un modèle limité incluant l'accès aux hôpitaux, aux centres-villes et aux lignes interurbaines.

Les données indiquent un soutien écrasant qui traverse les lignes religieuses : 94 % des laïcs, 69 % des traditionnels non religieux et 55 % des traditionalistes qui se définissent comme « un peu religieux » soutiennent l'exploitation des transports publics le samedi. Au niveau politique, 96 % des partisans de l'opposition soutiennent cette mesure, tandis que parmi les partisans de la coalition, le taux s'élève à 41 %.

Positions des partis

La vérification montre un écart significatif entre la position de la faction au pouvoir, le « Likoud », et le désir d'une partie importante de ses électeurs. Le Likoud a réaffirmé son attachement au statu quo, notant que les subventions gouvernementales pour les transports publics s'élèvent à environ 17 milliards de shekels par an et qu'une expansion nécessite un examen économique.

Dans le parti « Ha-Tzionut Ha-Datit » (Sionisme religieux), une adhésion totale a été enregistrée avec la position de 83 % de ses partisans qui s'opposent au changement. Le parti « Beyahad » propose un modèle équilibrant le caractère national du sabbat et les besoins locaux, incluant des lignes vers les hôpitaux et l'aéroport Ben-Gourion.

« Les Démocrates » et « Israël Beytenou » soutiennent l'exploitation de transports publics complets le samedi. Les Démocrates soulignent qu'il s'agit de la réalisation du droit fondamental à la liberté de mouvement. Israël Beytenou propose de transférer les pouvoirs aux autorités locales selon le principe de « vivre et laisser vivre ».

Le parti « Yashar ! » et « Bleu et Blanc » préconisent également l'élargissement de l'autonomie des autorités locales pour déterminer les itinéraires et la fréquence, particulièrement dans le contexte de l'accès aux hôpitaux et aux bases de Tsahal.

Défis de mise en œuvre

Les experts en transport soulignent que l'absence d'un réseau de voyage continu le samedi est l'un des principaux obstacles empêchant les Israéliens d'abandonner la voiture privée. Sivan Shmuelovitz, PDG de l'organisation « 15 Minutes », a expliqué : « Les transports publics le samedi sont un besoin fondamental et une liberté de mouvement. Ceux qui empêchent cette possibilité sont les politiciens ».

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