Tempête en Allemagne : des discussions internes au sein du parti au pouvoir envisagent le remplacement du chancelier Friedrich Merz
Selon un rapport de Politico, une chute sans précédent de la popularité de Merz et la crainte d'un succès spectaculaire de l'extrême droite aux élections de septembre mènent à des discussions sur son éviction. En coulisses, le nom du Premier ministre de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Hendrik Wüst, est évoqué comme alternative possible. Des hauts responsables préviennent : « Remplacer un chancelier entraînera une instabilité et le renforcement des extrémistes ».

Un peu plus d'un an après son entrée en fonction, le chancelier Friedrich Merz se retrouve au centre d'une tempête politique inhabituelle en Allemagne. Un rapport publié vendredi dans le magazine Politico révèle qu'au sein du parti au pouvoir, des discussions croissantes ont lieu sur la possibilité de le remplacer.
Cette mesure spectaculaire est envisagée dans un contexte de chute brutale de la popularité du chancelier, de profonds désaccords internes et, surtout, de vives inquiétudes concernant les résultats des élections régionales prévues en septembre prochain. La principale préoccupation du système politique découle du renforcement du parti d'extrême droite AfD, qui devrait enregistrer des résultats significatifs lors des élections régionales et même diriger pour la première fois un gouvernement dans un État allemand.
Les sondages nationaux intensifient la pression politique : le parti AfD est actuellement le plus populaire en Allemagne avec environ 28 % de soutien, tandis que le parti de Merz est à la traîne avec seulement environ 21 %. Parallèlement, la satisfaction à l'égard de la performance de Merz est à des niveaux historiquement bas — seuls 13 % des Allemands sont satisfaits de son travail, le taux le plus bas jamais mesuré pour un chancelier en exercice.
Selon le rapport de Politico, le scénario examiné en coulisses inclut le remplacement de Merz par le Premier ministre de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Hendrik Wüst. Cependant, cette mesure est loin de faire l'unanimité. Des hauts responsables du parti continuent d'exprimer publiquement leur soutien à Merz et mettent en garde contre les conséquences d'une telle démarche :
« Remplacer un chancelier à l'heure actuelle pourrait totalement déstabiliser la situation politique du pays, conduire à des élections anticipées et, en fin de compte, renforcer davantage les éléments extrémistes. »




