Gestation pour autrui en suspens en Israël suite au gel de la commission
Des dizaines de couples et de mères porteuses en Israël font face à un blocage de leurs démarches de GPA en raison du renouvellement de la commission du ministère de la Santé.

Des dizaines de couples et de mères porteuses engagés dans des processus de gestation pour autrui en Israël se trouvent dans une incertitude totale. Leur parcours vers la parentalité a été brusquement interrompu suite au renouvellement des membres de la commission d'approbation des accords de gestation pour autrui au sein du ministère de la Santé, sans qu'aucune date ne soit fixée pour la reprise des travaux.
Les couples ayant achevé la soumission des documents et des examens médicaux requis doivent désormais patienter sans aucune visibilité. Les mères porteuses soulignent que ce gel perturbe lourdement leurs projets personnels et familiaux.
"Nous avons cherché une mère porteuse pendant toute une année", témoigne l'un des futurs parents. "Dès que nous avons appris que la commission allait être dissoute, nous avons accéléré les démarches, passé les examens psychologiques et soumis notre dossier. La commission a déjà examiné les pièces et validé le dossier. Nous attendons simplement qu'on nous convoque pour une audition."
Une incertitude bureaucratique pesante
Selon les familles, ce changement de membres a été découvert par hasard via un groupe de discussion. En contactant les services compétents, il leur a été signifié que les réunions étaient suspendues dans l'attente d'une nouvelle nomination. "On nous a dit clairement que la dernière session avait été annulée et que notre dossier resterait en suspens jusqu'à l'installation de la prochaine équipe", déplore-t-il.
La principale difficulté réside dans l'absence totale d'informations sur les délais d'attente, les équipes elles-mêmes étant incapables de fournir un calendrier prévisionnel pour la mise en place et la formation de la nouvelle commission.
L'impact sur les mères porteuses
Cette situation pèse également lourdement sur les femmes se portant volontaires comme mères porteuses. Une participante de 30 ans, mère de trois enfants, devait passer devant la commission pour valider son accord avant l'annulation soudaine de sa convocation.
"J'ai passé tous les examens médicaux, nous avions rencontré les futurs parents et leurs avocats, et tout était prêt pour l'entretien final", explique-t-elle. Elle met en garde contre les conséquences d'un report prolongé, en particulier pour les candidates plus âgées dont la fenêtre d'éligibilité se restreint.
La réaction des associations et du ministère
L'Association pour l'égalité LGBTQ en Israël a interpellé le ministère de la Santé, avertissant que ce blocage prolongé risque de compromettre définitivement des démarches déjà avancées.
De son côté, le ministère de la Santé a indiqué : "Le ministère de la Santé et le ministère de la Justice ont achevé l'examen juridique relatif à la nomination des membres de la commission pendant une période électorale. Le ministère s'emploie activement à finaliser ces nominations afin de réunir la commission dans les plus brefs délais."




