Sondage dramatique sur les mandats : Smotrich écrase Winter, Tally Gotliv va-t-elle surprendre ?

Un nouveau sondage révèle un bouleversement au sommet alors que Gadi Eizenkot et son nouveau parti dépassent le Likoud de Nétanyahou, tandis qu'une union surprenante à droite modifie le rapport de force.

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Sondage dramatique sur les mandats : Smotrich écrase Winter, Tally Gotliv va-t-elle surprendre ?
Photo : ICE / טלי גוטליב, בנימין נתניהו (צילום Chaim Goldberg/FLASH90, פלאש 90/ יונתן זינדל)

La carte politique en Israël est-elle sur le point de connaître un bouleversement avant les prochaines élections ? Un sondage complet réalisé mercredi et publié sur « Walla » dresse un tableau large du rapport de force, tout en examinant différents scénarios au sein du bloc de droite. L'objectif principal du sondage était d'examiner la possibilité d'une candidature commune entre le parti « Sionisme religieux » dirigé par Bezalel Smotrich et le parti « Zehout » dirigé par Moshe Feiglin. Les données montrent qu'une telle union fait ses preuves et obtient 4,1 % du soutien des électeurs, un chiffre qui se traduit par 5 mandats à la prochaine Knesset.

L'image complète des mandats des partis qui franchissent le seuil électoral présente une nouvelle tête de liste. Le parti « Yashar ! » dirigé par l'ancien chef d'état-major Gadi Eizenkot prend la tête et s'établit comme le plus grand parti en Israël avec 24 mandats.

Juste derrière se trouve le parti Likoud dirigé par Benyamin Nétanyahou, qui récolte 22 mandats. À la troisième place se trouve le parti « Beyahad » de Naftali Bennett avec 15 sièges. Plus bas dans la liste se trouvent le parti « Démocrates » dirigé par Yaïr Golan avec 10 mandats, et le parti « Israël Beytenou » d'Avigdor Lieberman avec 9 mandats.

Les secteurs ultra-orthodoxe et arabe maintiennent une stabilité relative. Le parti Judaïsme unifié de la Torah dirigé par Moshe Gafni obtient 8 mandats, le même nombre que celui reçu par une liste arabe commune incluant Hadash, Ta'al et Balad dirigée par Yousef Jabareen.

Le parti « Otzma Yehudit » d'Itamar Ben Gvir et le parti Shas dirigé par Aryeh Deri obtiennent chacun 7 mandats. La liste des partis qui composent la Knesset est fermée par la liste commune de Smotrich et Feiglin, qui obtient 5 mandats, et le parti Ra'am dirigé par Mansour Abbas, qui reçoit également 5 mandats.

L'un des chiffres dramatiques du sondage est la quantité de votes perdus. Dans les deux scénarios testés, il s'avère qu'environ 10 % des votes des électeurs, ce qui équivaut à pas moins de 12 mandats, vont à des partis qui ne franchissent pas le seuil électoral. La principale victime de l'union Smotrich-Feiglin est le parti « Amcha Yisrael » dirigé par Ofer Winter, qui s'effondre à seulement 2,3 % de soutien.

À ses côtés, de nombreux autres partis restent en dehors de la Knesset : le parti « Beit Tzioni - HaMiluimnikim » approche du seuil mais termine avec 3,0 %, et le « Nouveau parti économique » avec 2,0 %. Loin derrière traînent « Bleu et Blanc » avec 0,7 %, le parti « Unité » avec 0,7 %, la liste « Une place pour tous - Partenariat judéo-arabe » avec 0,5 %, le « Parti du public ultra-orthodoxe » avec 0,4 %, et le parti « Israël d'abord » qui ferme la liste avec seulement 0,2 %.

Le sondage a également vérifié un autre scénario politique dans lequel la députée Tally Gotliv quitte le Likoud et rejoint « Otzma Yehudit ». Une telle démarche, s'avère-t-il, fait monter le parti de Ben Gvir à 8 mandats, mais retire un mandat au Likoud (qui tombe à 21) et un autre mandat à la liste de Smotrich et Feiglin (qui tombe à 4).

Malgré tous ces déplacements internes, l'équilibre inter-blocs reste sans résultat décisif en faveur du bloc de droite. Dans un scénario où Smotrich et Feiglin se présentent ensemble, la coalition de Nétanyahou atteint 49 mandats contre 58 mandats pour le bloc de l'opposition sioniste, et 13 mandats pour les partis arabes.

Même dans le scénario où Gotliv rejoint « Otzma Yehudit », le changement dans les blocs est tout à fait mineur : la coalition de Nétanyahou perd un mandat et se situe à 48 sièges, l'opposition sioniste monte à 59 mandats, et les partis arabes maintiennent leur force avec 13 mandats.

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