Singe voit, singe fait : le trait surprenant que l'on retrouve aussi chez les animaux

En l'honneur de la Journée internationale des gauchers, des scientifiques et des zoologistes prouvent que la préférence latérale n'est pas l'apanage des humains. Des kangourous qui privilégient nettement la patte gauche, aux éléphants dont les membres s'usent à force d'utiliser un seul côté de la trompe, en passant par les lézards qui répartissent leur vision entre les deux yeux pour repérer les proies et les menaces, voici comment fonctionne le cerveau des animaux pour survivre.

Israel HayomAuteur : Asaf Golan
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Singe voit, singe fait : le trait surprenant que l'on retrouve aussi chez les animaux
Photo : Israel Hayom / קופי גונון ירוק שהוברחו ושוקמו. צילום: מקלט הקופים הישראלי

En l'honneur de la Journée internationale des gauchers, nous avons cherché à savoir si une préférence pour un côté du corps existe aussi dans la nature. D'après une conversation avec Yotam Bar, zoologiste au Safari, il apparaît que le phénomène scientifique appelé « latéralisation » — une préférence constante pour un côté du corps — est très répandu chez de nombreuses espèces du monde animal.

L'un des exemples les plus frappants de gaucherie dans la nature est le kangourou. Contrairement à la plupart des humains qui préfèrent leur main droite, des études montrent que chez certaines espèces de kangourous, il existe une tendance marquée à utiliser justement la patte gauche pour les tâches quotidiennes comme manger et se toiletter.

Une image plus complexe se dessine chez les singes. Alors que les chimpanzés, les bonobos et les gorilles ont tendance à être droitiers — tout comme les humains —, les orangs-outans présentent une tendance inverse, justement vers la gaucherie. Chez les primates en général, la préférence latérale s'exprime clairement dans les activités quotidiennes telles que la collecte de nourriture, l'escalade et l'utilisation d'outils.

Chez les éléphants d'Asie, une préférence latérale marquée a également été enregistrée, se manifestant dans l'utilisation de la trompe. Un éléphant peut préférer systématiquement enrouler sa trompe vers la droite ou vers la gauche lors de la collecte de nourriture. Cette préférence est si forte qu'elle conduit avec le temps à une usure asymétrique des poils et des rides à l'extrémité de sa trompe.

Le monde des reptiles et des oiseaux présente également une fascinante répartition des rôles. Chez les perroquets et d'autres oiseaux, la préférence est visible par la patte avec laquelle ils tiennent leur nourriture, ou par l'œil avec lequel ils examinent les objets. Les lézards, en revanche, utilisent l'œil droit pour se concentrer sur une proie, mais passent à l'œil gauche pour identifier les menaces et les prédateurs dans l'environnement.

La raison de ce phénomène n'est pas fortuite, mais reflète une division efficace du travail entre les deux hémisphères du cerveau. Le côté gauche du cerveau, qui contrôle le côté droit du corps, est responsable des actions ciblées et routinières comme la chasse et la cueillette. En revanche, le côté droit du cerveau, qui contrôle le côté gauche du corps, est responsable du traitement émotionnel, de la réaction aux menaces et de l'identification des événements imprévus. En conclusion, il semble qu'« être gaucher » ne soit pas une affaire purement humaine, mais un principe évolutif large qui aide les animaux à survivre et à fonctionner efficacement dans le monde.

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