Le Shin Bet demande l'interrogatoire de députés arabes pour financement étranger
Le chef du Shin Bet souhaite interroger des députés arabes soupçonnés de financement étranger, suscitant un désaccord avec la procureure générale.

Le directeur du Shin Bet, David Zini, a demandé l'autorisation d'interroger sous avertissement le président de Ra'am Mansour Abbas, le président de Balad Sami Abou Shehadeh, le président de Ta'al Ahmad Tibi et un autre député arabe de premier plan, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de financement étranger d'opérations d'influence électorale, selon des informations publiées mardi.
L'enquête se concentre sur des soupçons selon lesquels des entités qatariennes et turques auraient transféré des fonds pour financer des activités destinées à influencer indûment l'opinion publique et les tendances de vote. Selon les rapports, il existe un large consensus concernant des preuves solides contre le député anonyme, qui devrait être interrogé sous peu. Parallèlement, la procureure générale Gali Baharav-Miara a exigé des preuves concrètes contre les autres parlementaires avant d'autoriser leur audition.
Au cours d'une réunion avec Baharav-Miara et le président de la commission électorale, le juge Noam Solberg, Zini a exigé que toute l'affaire soit classée comme infraction à la sécurité. Cela aurait permis au Shin Bet d'utiliser des méthodes d'investigation élargies, telles que les écoutes électroniques et la restriction des visites d'avocats. Baharav-Miara a rejeté cette demande, la jugeant illégale en l'absence de preuves factuelles liant les faits à la sécurité nationale.





