Sara Netanyahu ciblée par une troisième mise en demeure pour diffamation
Sara Netanyahu fait l'objet d'une nouvelle mise en demeure pour diffamation suite à une interview télévisée, la plaignante réclamant excuses et compensations.
Une troisième mise en demeure pour diffamation a été adressée à l'épouse du Premier ministre, Sara Netanyahu, à la suite de son entretien télévisé accordé à la chaîne 14. Eyal Giler, l'un des prévenus poursuivis pour l'incendie de poubelles lors d'une manifestation à Jérusalem, exige des excuses publiques et des réparations financières.
Selon le courrier envoyé par ses conseils, l'interview diffusée le 31 août 2026 sous le titre « Sara Netanyahu brise le silence » a atteint des centaines de milliers de spectateurs à la télévision et sur les réseaux sociaux. Durant cet entretien, Mme Netanyahu a affirmé que les manifestants avaient encerclé leur domicile de flammes dans le but manifeste de provoquer la mort des occupants.
Des accusations jugées infondées par la défense
L'avocat d'Eyal Giler souligne que son client fait certes l'objet de poursuites pénales pendantes devant la justice, mais qu'aucune accusation de tentative de meurtre ou d'homicide volontaire n'a jamais figuré dans l'acte d'accusation.
« Cette publication constitue une diffamation grave. Elle vise à exposer notre client au mépris public en lui imputant des intentions criminelles qu'il n'a jamais eues et qui ne figurent pas dans le dossier judiciaire. »
La défense exige le versement de 100 000 shekels ainsi qu'une rétractation publique, sous peine d'une action en justice portant sur un million de shekels.
Une série de poursuites judiciaires
Cette démarche s'inscrit dans une série de contentieux similaires visant la même interview. La semaine précédente, Amir Sadeh, impliqué dans l'affaire des fusées éclairantes tirées près de la résidence de Césarée, avait également envoyé une mise en demeure par l'intermédiaire de Me Gonen Ben Yitzhak.
Par ailleurs, le président du parti Les Démocrates, Yaïr Golan, a lui aussi engagé des poursuites pour diffamation, exigeant un dédommagement financier destiné aux survivants du festival Nova ainsi qu'une rétractation formelle.




