Sans dons de magnats : comment sont financées les primaires au Likoud ?
L'État finance, les magnats restent à l'écart : à l'approche des primaires au Likoud, la loi stipule que les députés peuvent recevoir un financement du Trésor public jusqu'à un plafond de 380 000 shekels, et limite la possibilité pour les candidats de recueillir des dons privés. Quelle est la situation pour les candidats qui ne sont pas députés et qu'adviendra-t-il de l'argent s'ils ne sont pas élus ?

Les primaires au Likoud sont lancées, et la question du financement est à l'ordre du jour. Un amendement à la loi sur les partis politiques de 2018, à l'initiative du député David Amsalem, établit un mécanisme de financement des candidats afin que l'État prenne en charge les dépenses de primaires des candidats élus.
L'amendement à la loi vise à mettre fin au phénomène de collecte de dons auprès de magnats par les députés et à éviter une situation où ils se sentiraient redevables envers eux après les élections. Au lieu de cela, l'État finance les candidats. La loi les incite également à atteindre le plafond de dépenses de financement fixé.
Selon la loi, un candidat aux primaires a le droit de recevoir un financement public du Trésor de l'État s'il est député, à hauteur du plafond de ses dépenses. Il n'est pas autorisé à recevoir des dons ou des prêts, à l'exception des dons du candidat lui-même et des membres de sa famille pour un montant ne dépassant pas le montant du financement.
Le plafond fixé par la loi dépend du nombre d'électeurs lors de ces élections. Lorsque le nombre d'électeurs dépasse cent mille, comme dans le cas du Likoud, le plafond des dépenses est de 380 000 shekels. Notons que lors des primaires du parti des Démocrates, le plafond était de 275 000, conformément au nombre d'électeurs ayant participé à la date déterminante (moins de 100 000).
Candidat non député
Les candidats qui ne sont pas députés pourront recueillir des dons ou recevoir un prêt de l'État à hauteur du plafond de leurs dépenses, sous réserve d'une garantie bancaire. Si le candidat est élu à la Knesset dans l'année suivant l'investiture de la nouvelle Knesset, le prêt deviendra une subvention et le candidat n'aura pas à le rembourser.
Si le candidat ne devient pas député, il devra rembourser le prêt. Un nouveau candidat qui n'a pas été élu à la Knesset mais qui a obtenu lors des primaires au moins 60 % des voix nécessaires pour être élu à la Knesset recevra une subvention partielle.
En ce qui concerne les dons, le candidat qui n'est pas un élu est autorisé à recevoir un don d'un donateur individuel jusqu'à un montant de 13 470 shekels pour financer sa participation aux primaires. Il est strictement interdit d'accepter des dons de sociétés, des dons anonymes ou des dons en espèces supérieurs à deux cents shekels.




