Sans déclencher l'alarme : le vol de chefs-d'œuvre qui secoue l'Italie

Un vol audacieux d'œuvres d'art secoue l'Italie : quatre pièces de l'artiste de la Renaissance Antonello da Messina ont été dérobées ce week-end au Musée régional de Messine, en Sicile. La police italienne a ouvert une enquête, explorant notamment la piste d'une implication mafieuse, selon l'agence Reuters.

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Sans déclencher l'alarme : le vol de chefs-d'œuvre qui secoue l'Italie
Photo : Now14 / איטליה | צילום: קנבה

Un vol audacieux d'œuvres d'art secoue l'Italie : quatre pièces de l'artiste de la Renaissance Antonello da Messina ont été dérobées ce week-end au Musée régional de Messine, en Sicile. La police italienne a ouvert une enquête, explorant notamment la piste d'une implication mafieuse, selon l'agence Reuters.

Le vol a eu lieu pendant de grandes célébrations religieuses organisées dans la ville, qui ont attiré une foule nombreuse. Selon les rapports, les voleurs ont agi rapidement et semblaient parfaitement connaître la structure du musée ainsi que l'emplacement des œuvres. Deux des pièces emportées ont été retrouvées plus tard à proximité du musée.

Parmi les œuvres volées figurent trois panneaux du polyptyque de San Gregorio, créé en 1473, ainsi qu'une œuvre recto-verso. Ces pièces sont étroitement liées à Antonello da Messina, l'un des plus grands peintres de la Renaissance italienne et natif de la ville où le vol a été commis.

Enzo Caruso, responsable culturel local, a exprimé la crainte que les auteurs du vol aient bénéficié d'informations préalables ou d'une aide interne. Selon lui, le mode opératoire et le moment choisi soulèvent des questions sur le degré de connaissance des lieux par les malfaiteurs. À ce stade, l'identité des responsables reste inconnue.

L'enquête a été confiée à l'unité spéciale de la police italienne chargée des vols d'œuvres d'art. Les enquêteurs cherchent à déterminer si les œuvres ont été commandées à l'avance ou si elles étaient destinées à servir de monnaie d'échange dans le cadre d'activités criminelles.

Des sources locales ont souligné qu'il serait très difficile de vendre ces œuvres sur le marché légal de l'art en raison de leur notoriété et de leur facilité d'identification. En Italie, on espère que ce facteur facilitera la localisation et la restitution des œuvres au musée.

Le ministre italien de la Culture, Alessandro Giuli, a exprimé sa confiance dans l'enquête policière. Parallèlement, l'affaire a relancé les débats sur la sécurité des trésors culturels du pays et sur les circonstances ayant permis aux voleurs de sortir les œuvres du musée.

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