La Thaïlande expulse un Israélien après un conflit dans un zoo à Koh Samui
Les autorités thaïlandaises ont annulé le visa d'un ressortissant israélien et ordonné son expulsion. Cette mesure fait suite à des menaces proférées contre le gérant français d'un zoo à Koh Samui.

Les autorités thaïlandaises ont ordonné l'expulsion d'un citoyen israélien impliqué dans un conflit avec le gérant français d'un zoo à Koh Samui. Le ministère thaïlandais de l'Intérieur a estimé que son comportement portait atteinte à l'ordre public.
Condamnation judiciaire et expulsion
Cette décision fait suite à un jugement du tribunal de district de Koh Samui, qui a reconnu l'Israélien coupable d'infraction à l'article 392 du Code pénal thaïlandais pour menaces et comportement de nature à inspirer la terreur.
Le tribunal l'avait initialement condamné à un mois de prison et à une amende de 10 000 bahts. Après avoir plaidé coupable, sa peine a été réduite à 15 jours de prison avec sursis pendant deux ans, et à une amende de 5 000 bahts.
Le décret d'expulsion a été signé le 4 septembre par le ministre de l'Intérieur Anutin Charnvirakul, conformément à la loi sur l'expulsion de 1956. Le ressortissant israélien dispose d'un délai de sept jours pour faire appel de cette décision.
Origine des tensions à Koh Samui
Le conflit a débuté au Samui Exotic Park, un zoo géré par le ressortissant français Kevin Dimino et son épouse thaïlandaise. M. Dimino avait installé un drapeau palestinien ainsi que des panneaux interdisant l'accès aux Israéliens.
Une altercation a ensuite éclaté avec un résident israélien de l'île. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent le gérant français en train d'agresser physiquement ce dernier, lui portant notamment un coup de tête.
Kevin Dimino a affirmé que sa famille avait reçu des menaces de mort et que la maison de sa mère en France avait été la cible d'un incendie criminel. Par ailleurs, la police thaïlandaise a ouvert une enquête concernant des soupçons selon lesquels un Israélien aurait offert une prime de 500 000 bahts pour toute information permettant de s'en prendre physiquement au gérant français.




