Saglovich apportera-t-il à Eisenkot le poste de Premier ministre ?
L'État d'Israël se dirige vers des élections, et le « Mashrokit » (Sifflet) de Globes présente les sondages les plus récents des médias. Qui se renforce, qui s'affaiblit et comment cela affecte-t-il l'équilibre des forces ? Alors que la répartition des mandats reste statique, l'arène politique a les yeux rivés sur un mouvement spécifique.

Le sondage des sondages de Globes est de retour. Israël se dirige vers des élections, et nous accompagnerons cette campagne en présentant les données les plus récentes des principaux médias pour analyser qui se renforce, qui s'affaiblit et qui oscille autour du seuil électoral.
Quelles sont les données ? Le Likoud est à nouveau en tête avec 25 mandats, suivi par Yesh Atid dirigé par Eisenkot, qui se renforce d'un mandat pour atteindre 23. Les partis suivants restent stables : les Démocrates avec 10 ; Yisrael Beiteinu avec 9 ; Judaïsme unifié de la Torah, Shas et Otzma Yehudit avec 8 chacun. Hadash-Ta'al monte à 6 mandats, Ra'am et le Sionisme religieux avec 5 chacun. Dans la moitié des sondages, le parti de Yoaz Hendel et Chili Tropper franchit le seuil électoral avec 4 mandats, mais Bleu et Blanc dirigé par Benny Gantz reste en dessous dans tous les sondages.
Quelle est la conclusion ? Le bloc d'opposition sans les partis arabes s'affaiblit d'un mandat à 56 mandats en moyenne, tandis que les partis arabes se renforcent d'un mandat à 11. Le bloc de la coalition reste inchangé avec 54 mandats.
Derrière les chiffres : il semble que cela soit devenu un phénomène. Cette semaine encore, le seul sondage où l'opposition sans les partis arabes obtient 61 mandats est celui de Maariv, où le parti de Bennett obtient le plus grand nombre de mandats — et ce, pour la quatrième semaine consécutive.
Dans la plupart des sondages (chaînes 11, 12, 13 et Maariv), l'ensemble du bloc d'opposition (y compris les partis arabes) obtient au moins 68 mandats. Dans le sondage d'i24news, il est à 62, et ce n'est que dans le sondage de la chaîne 14 qu'il s'arrête à 58 mandats, la coalition obtenant une majorité de 62 mandats.
Les sondages ont renforcé les points d'interrogation entourant le parti « Beit Tsioni » de Chili Tropper et Yoaz Hendel, qui franchit le seuil électoral dans la moitié des cas, mais pas dans l'autre.
Le chiffre supplémentaire : le ralliement de Yoav Saglovich à Ra'am, dirigé par Mansour Abbas, est-il le mouvement décisif qui portera l'opposition au pouvoir ? La répartition des mandats ne donne aucune indication à ce sujet : tous les sondages donnent 5 mandats à Ra'am. Bien que la plupart des sondages aient été menés avant l'annonce du départ de Saglovich de Yesh Atid, on peut supposer que les réponses reflètent les attentes d'un tel mouvement. À l'heure actuelle, il n'y a aucune preuve de changements dans les modèles de vote.
Mais la deuxième partie de la réponse est la faisabilité pour Saglovich de faire de Ra'am un partenaire possible dans la coalition. Le grand public n'est pas enthousiaste : dans le sondage de la chaîne 12, seuls 28 % des répondants soutiennent le fait de compter sur Yoav Saglovich comme « 61e doigt » pour former un gouvernement, et dans le sondage Maariv, seuls 20 % soutiennent l'intégration de Ra'am dans une future coalition, même si Saglovich est placé à la deuxième place sur la liste.
Cependant, le chiffre le plus pertinent est le niveau de soutien parmi les électeurs du bloc d'opposition. Ici, l'image change radicalement : selon le sondage de la chaîne 12, 45 % des électeurs de l'opposition soutiennent le fait de compter sur Saglovich comme « 61e doigt », et seuls 27 % s'y opposent.




