Gideon Sa'ar : Israël ne prévoit pas d'expulser de force les Palestiniens de Gaza
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar a affirmé qu'Israël ne prévoit pas d'expulser de force les Palestiniens de Gaza, tout en n'excluant pas l'émigration volontaire. Une plainte symbolique a été déposée contre lui en Slovénie.

Dans le contexte de la campagne menée par des partis de droite en Israël pour encourager l'émigration volontaire hors de la bande de Gaza, le ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, a clarifié mercredi qu'Israël n'a pas l'intention d'expulser ou de déplacer de force des Palestiniens de l'enclave.
Interrogé lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue slovène sur la possibilité d'un soutien de la Slovénie au départ de Palestiniens de Gaza, Sa'ar a répondu : « Nous ne prévoyons pas d'expulser ou d'éloigner qui que ce soit de la bande de Gaza. Bien sûr que non. » Il a toutefois précisé qu'Israël ne s'opposerait pas à l'émigration volontaire. « Si quelqu'un souhaite émigrer de son plein gré et qu'un pays est prêt à l'accueillir, comme cela se produit dans toute zone de conflit à travers le monde, nous n'y ferons pas obstacle », a-t-il déclaré.
Selon lui, « personne ne sera contraint de partir contre sa volonté ». Sa'ar a ajouté que si certains Palestiniens demandaient à partir et que des nations acceptaient de les accueillir, Israël ne s'y opposerait pas, « le tout conformément au droit international, aux normes et aux standards en vigueur partout ailleurs dans le monde ».
Avant cette visite en Slovénie, marquant l'inauguration de la nouvelle ambassade israélienne dans le pays, l'organisation belge pro-palestinienne Hind Rajab Foundation (HRF) a déposé une plainte pénale contre lui auprès des autorités slovènes.
Cette plainte impute au chef de la diplomatie israélienne la « responsabilité de crimes de guerre, d'actes de génocide et de tortures » dans le cadre de la guerre à Gaza. L'organisation a affirmé que Sa'ar, en tant que membre du cabinet de sécurité et ancien ministre, aurait participé à l'élaboration et à la défense des politiques menées.
Il s'agit d'allégations émanant de l'organisation, sans qu'aucun signe n'indique une suite de la part des autorités slovènes. En outre, un ministre des Affaires étrangères en exercice bénéficie généralement d'une large immunité personnelle en droit international.




