Ron Arad à nouveau au centre des préoccupations : Israël présente de nouvelles exigences au Liban
Lors des pourparlers avec le Liban à Rome, Israël a exigé des informations sur le sort des membres de la communauté juive disparus pendant la guerre civile, ainsi que des données sur le navigateur Ron Arad.
Lors des pourparlers avec le Liban tenus à Rome, Israël a exigé la restitution des restes des Juifs libanais tués ou disparus pendant la guerre civile, ainsi que des informations sur le sort de ceux qui ont disparu principalement dans les années 1980. C'est ce qu'a rapporté hier le journal saoudien « Asharq Al-Awsat », citant des sources libanaises au courant des négociations. Selon le rapport, cette exigence a été soulevée en réponse à la demande de Beyrouth de libérer 34 détenus libanais retenus en Israël.
Les sources libanaises ont qualifié les exigences israéliennes de « conditions impossibles ». Selon elles, l'État libanais ne dispose d'aucune information sur le lieu de sépulture des Juifs tués pendant la guerre civile, ni de données sur le sort des personnes disparues à cette période. La délégation israélienne a en outre exigé des informations sur le sort du navigateur Ron Arad, fait prisonnier au Liban après avoir abandonné son avion en 1986, ou, alternativement, le retour de ses restes.
Selon « Asharq Al-Awsat », les sources ont affirmé qu'Israël a soulevé des exigences que le Liban est incapable de remplir afin de justifier son refus d'avancer sur la question des prisonniers et d'embarrasser le gouvernement à Beyrouth. Elles ont souligné que la question de Ron Arad et du sort des Juifs du Liban n'est pas soulevée pour la première fois. Le sujet avait été abordé lors des contacts pour la délimitation de la frontière maritime en 2022, sous la médiation de l'envoyé américain Amos Hochstein, mais n'avait pas progressé, la partie libanaise affirmant ne pas disposer de données permettant d'élucider leur sort.
![Une illustration montrant l'implantation de l'organisation terroriste Hezbollah dans la zone des villages du sud du Liban (photo : porte-parole de Tsahal).]
La discussion a eu lieu dans le cadre du septième cycle de négociations entre Israël et le Liban, qui s'est tenu cette semaine à Rome sous médiation américaine. Le président libanais Joseph Aoun a déclaré après la fin du cycle qu'un « progrès positif » avait été réalisé sur les questions de frontière et de prisonniers, et a exprimé l'espoir que des mesures pratiques pourraient bientôt être observées.
Le journal a rapporté que le Liban demande la libération de 34 détenus retenus en Israël. Trois d'entre eux ont été arrêtés en 1978, 1981 et 2005, tandis que les autres ont été capturés depuis octobre 2024, y compris lors des récents cycles de combats. Aoun a noté que les pourparlers portaient également sur le cessez-le-feu, la démolition de bâtiments, le marquage de la frontière et la définition de zones expérimentales pour la mise en œuvre des accords. La décision même de continuer à discuter du dossier des prisonniers a été définie par la partie libanaise comme une évolution positive, bien que les écarts concernant les conditions de leur libération restent importants.





