Recours collectif contre les caisses de maladie concernant les avantages pour les ultra-orthodoxes

Le tribunal régional du travail de Tel-Aviv a autorisé un recours collectif contre Clalit, Maccabi, Meuhedet et Leumit concernant l'exemption de paiement des assurances complémentaires à partir du quatrième enfant. Le tribunal a toutefois souligné des difficultés majeures concernant une éventuelle rétroactivité financière.

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Recours collectif contre les caisses de maladie concernant les avantages pour les ultra-orthodoxes
Photo : ICE / קופות חולים (צילום ויקפדיה, יחצ, פייסבוק/מכבי)

Le tribunal régional du travail de Tel-Aviv a approuvé un recours collectif contre quatre caisses de maladie – Clalit, Maccabi, Meuhedet et Leumit – suite à un accord accordant une exemption de paiement pour les programmes d'assurance complémentaire (SHABAN) à partir du quatrième enfant dans une famille.

La demande a été déposée par Gal Berkovich-Pizanti, Tamar Kaf, Shira Bergman et Maayan Weiner-Shvelman. Selon elles, cet accord conduit à ce que des assurés du même âge paient des montants différents pour les programmes SHABAN, contrairement aux dispositions de la loi sur l'assurance maladie nationale. Elles affirment qu'il s'agit d'une discrimination en faveur du public ultra-orthodoxe. Le groupe approuvé comprend les membres des caisses de maladie des sept années précédant le dépôt de la procédure, qui ont jusqu'à trois enfants assurés dans ces programmes.

Dans sa décision, la juge Ofira Dagan-Tuchmacher a déterminé que les plaignantes ont prouvé une cause d'action ayant une chance raisonnable d'être tranchée en leur faveur. Le tribunal a noté que la loi exige un prix uniforme pour chaque groupe d'âge, alors que l'accord actuel accorde une exemption pour le quatrième enfant et les suivants.

Les caisses de maladie ont fait valoir que l'accord visait à prendre en compte le fardeau économique des familles nombreuses et ne constituait pas une discrimination illicite. Elles ont également souligné que les statuts ont été approuvés au fil des ans par le ministère de la Santé. Le ministère lui-même a indiqué que les accords avaient été validés par le passé et qu'il avait l'intention d'examiner cet avantage à l'avenir, sans toutefois présenter de calendrier précis.

Parallèlement à l'approbation du recours, le tribunal a souligné que la demande d'indemnisation ou de remboursement pour le passé soulève des difficultés significatives, notamment en raison de la confiance des caisses dans les règles et l'approbation du régulateur. Par conséquent, à ce stade, il n'a pas été déterminé si les membres du groupe auraient droit à une compensation financière.

Le tribunal a recommandé aux caisses de réexaminer la légalité du tarif familial réduit et la possibilité de l'annuler, précisant que s'il existe une justification pour un tel accord, la manière appropriée de le réglementer est par le biais d'une modification législative. Les avocats des plaignantes se sont vu accorder des honoraires de 7 000 shekels plus TVA de chacune des quatre caisses de maladie.

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