Réflexions littéraires sur le traumatisme : les œuvres de Raufman et Hazani

Le roman de Ravit Raufman et le recueil d'Asaf Hazani offrent des explorations littéraires profondes sur le traumatisme et l'identité dans l'ombre du 7 octobre.

MaarivAuteur : Yaron Fried
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Réflexions littéraires sur le traumatisme : les œuvres de Raufman et Hazani
Photo : Maariv / המעשה הנכון כריכת הספר | צילום: יח"צ

Le paysage littéraire dans l'ombre de la tragédie du 7 octobre a connu un déferlement de publications, mais rares sont celles qui capturent le poids psychologique de cette époque comme le roman de Ravit Raufman, HaMa'aseh HaNakon (L'Acte juste), publié chez Shtayim. Raufman, psychologue clinicienne et cheffe du département de littérature hébraïque et comparée à l'Université de Haïfa, centre son récit sur une mère dont la fille a participé au festival de musique Nova et dont le sort est initialement incertain. Plutôt que de sombrer dans le mélodrame, Raufman aborde l'indicible avec une lentille microscopique et profondément empathique. Sa protagoniste réfléchit à des jeux d'enfance consistant à minimiser des créatures massives, contrastant son instinct de réduction avec la compulsion sociétale à amplifier et à rivaliser sur la magnitude de la catastrophe nationale. À travers une prose poignante, Raufman explore les fils fragiles de la vie quotidienne qui se rompent avant que le séisme ne frappe, offrant un chef-d'œuvre artistique qui évite l'exploitation facile.

Cartographier le terrain des conflits et de l'identité

En complément de cette excavation émotionnelle, le recueil de nouvelles brillant d'Asaf Hazani, Nituah Shetah (Analyse de terrain), publié chez Ivrit, apporte un regard sociologique et géopolitique profond. Hazani, officier de l'ЦАХАЛ et natif de la Vieille Ville de Jérusalem, explore dans « Le fardeau de Malachie » un voyage dystopique à travers un Israël futuriste. Dans « Le rêve d'un diner », il examine une famille de Jérusalem-Est gérant un stand de houmous non autorisé à Wadi Joz, prise entre la survie locale et les offres d'une entreprise turque. Enfin, « L'Évangile de Paula » transporte les lecteurs dans le nord de l'Italie, où une hôtelière lutte contre un traumatisme d'enfance. À travers leurs œuvres respectives, Raufman et Hazani affirment que regarder la réalité en face, sans fuite ni sensationalisme, est la seule voie authentique.

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