Rapport pour Al-Sissi : les États-Unis ne se précipiteront pas pour reconstruire la bande de Gaza

La visite de Jared Kushner dans la région s'est achevée sans percée concernant l'avenir de la bande de Gaza. Selon des sources arabes, les États-Unis préfèrent investir dans la sécurité à ce stade, laissant les questions de reconstruction et de désarmement du Hamas en suspens.

MaarivAuteur : Eli Leon
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Rapport pour Al-Sissi : les États-Unis ne se précipiteront pas pour reconstruire la bande de Gaza
Photo : Maariv / עבד אל-פתאח א-סיסי | צילום: REUTERS/Yiannis Kourtoglou

Malgré l'optimisme affiché par l'Égypte avant la visite de l'envoyé du président américain Donald Trump, Jared Kushner, les réunions tenues ces derniers jours n'ont pas abouti à une véritable percée sur l'avenir de la bande de Gaza. Le journal libanais « Al-Akhbar », affilié au Hezbollah et à l'axe de la résistance, a rapporté jeudi, citant des sources égyptiennes, que les services de renseignement égyptiens avaient transmis un rapport au président Abdel Fattah Al-Sissi indiquant que Washington n'est pas intéressé par des changements fondamentaux dans la bande à ce stade et ne considère pas sa reconstruction comme un objectif urgent.

Selon les évaluations égyptiennes, les États-Unis préfèrent gérer la crise principalement sur les plans humanitaire et sécuritaire, évitant de s'engager dans une reconstruction à grande échelle. Les raisons évoquées incluent des difficultés de financement et les craintes israéliennes que les tunnels et les moyens de combat ne subsistent même après le début des travaux.

Le Caire déçu par la position américaine

Des sources ayant discuté avec « Al-Akhbar » soulignent la déception du Caire face à l'absence d'opposition américaine au maintien du statu quo, tant qu'un calme relatif prévaut. Le rapport transmis à Al-Sissi affirme que les Américains, bien qu'ils exercent une pression occasionnelle sur Israël, ne cherchent pas à s'impliquer profondément pour résoudre la crise à la racine.

Lors des récents contacts, la possibilité d'un exode massif de Palestiniens a été indirectement évoquée. L'Égypte s'y oppose fermement, craignant qu'un tel départ ne se transforme en un déplacement permanent des habitants de Gaza.

Le Hamas a présenté une vision politique

Le journal saoudien « Asharq Al-Awsat » rapporte que la rencontre entre les représentants du Hamas et Kushner, Nickolay Mladenov et Tony Blair a été jugée « très bonne » par une source. Le Hamas a exprimé sa volonté de devenir un « parti politique et social » dans le cadre d'un règlement d'après-guerre. Toutefois, cela ne signifie pas qu'un accord a été trouvé sur le désarmement, exigence fondamentale d'Israël et du plan Trump.

Les factions palestiniennes étudient les « réponses de Kushner »

« Al-Quds Al-Arabi » rapporte que les factions palestiniennes se préparent à discuter des « réponses de Kushner » fournies lors des récents pourparlers. Cela confirme que le cycle de négociations s'est terminé sans accords définitifs, les points clés restant en discussion.

Les États-Unis investissent dans la sécurité, pas nécessairement dans la reconstruction

Parallèlement aux nouvelles pessimistes venues d'Égypte, « Sky News Arabia » a rapporté que l'administration Trump a notifié au Congrès son intention d'allouer plus de 206 millions de dollars pour soutenir des forces internationales de stabilisation dans la bande de Gaza. Cela souligne une distinction claire : Washington est prêt à financer des mécanismes de sécurité pour stabiliser la zone, mais n'est pas encore prêt à s'engager dans une reconstruction physique et économique globale de Gaza.

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