Rafael va produire des composants du Dôme de fer dans une usine Volkswagen
Le groupe de défense israélien Rafael s'associe à un consortium pour racheter l'usine Volkswagen d'Osnabrück. Le site produira des équipements pour le Dôme de fer, sauvant 2 300 emplois.

Le constructeur de défense public israélien Rafael va commencer à produire des composants pour le système de défense antiaérienne Dôme de fer au sein de l'usine Volkswagen d'Osnabrück, en Allemagne. L'information a été confirmée par la direction du constructeur automobile, selon le magazine allemand WirtschaftsWoche.
Cette initiative sans précédent marque l'entrée de l'industrie de défense israélienne au cœur de l'appareil industriel allemand, permettant de sauver des milliers d'emplois menacés par des vagues de licenciements.
Un montage financier pour contourner le veto du Qatar
Le groupe Volkswagen ne sera pas directement impliqué dans la production militaire. L'entreprise va vendre l'usine à un consortium composé de l'État régional de Basse-Saxe, du fonds d'investissement munichois Aurelius Capital et de la société israélienne Rafael.
Ce montage permet de contourner l'opposition du fonds souverain du Qatar, troisième actionnaire de Volkswagen avec 10 % des actions et 17 % des droits de vote, qui s'opposait fermement à toute coopération directe avec l'industrie de défense israélienne.
Cette cession s'inscrit dans le plan de restructuration historique de Volkswagen, qui prévoit la fermeture de quatre usines en Allemagne et la suppression de près de 50 000 postes.
Reconversion industrielle vers la défense
L'usine d'Osnabrück produit actuellement des versions cabriolet du modèle T-Roc, une activité qui doit cesser d'ici la mi-2027. Suite à des négociations confidentielles, Rafael a formulé une offre pour convertir le site à la fabrication d'équipements logistiques pour le Dôme de fer :
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Châssis de camions de transport ;
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Générateurs électriques mobiles ;
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Rampes et cuves de lancement.
Les missiles intercepteurs eux-mêmes ne seront pas assemblés sur ce site allemand.
Maintien de l'emploi garanti
Fondée au XIXe siècle pour fabriquer des calèches avant de se spécialiser dans les cabriolets, l'usine d'Osnabrück est le plus petit site de Volkswagen en Allemagne, employant environ 2 300 salariés.
Le ministre-président de Basse-Saxe, Olaf Lies, impliqué dans les négociations, doit officialiser ce partenariat industriel qui garantit le maintien de l'intégralité des emplois du site sous sa nouvelle direction.



