Pression de l'extérieur, défense de l'intérieur : la lutte autour d'Infantino s'intensifie
La lutte autour de l'avenir du président de la FIFA, Gianni Infantino, monte d'un cran. Patrice Motsepe, vice-président de la FIFA et président de la Confédération africaine de football, a pris la défense de la procédure officielle au sein de l'organisation et a mis en garde contre les tentatives de destituer Infantino avant même les prochaines élections.

La lutte autour de l'avenir du président de la FIFA, Gianni Infantino, monte d'un cran. Patrice Motsepe, vice-président de la FIFA et président de la Confédération africaine de football, a pris la défense de la procédure officielle au sein de l'organisation ces dernières 24 heures et a mis en garde contre les tentatives de destituer Infantino avant même les prochaines élections.
Dans une interview accordée à « Sky News », la première d'un des vice-présidents de la FIFA depuis le début de la tempête, Motsepe a déclaré que ceux qui souhaitent remplacer Infantino doivent le faire par les urnes.
« Si vous voulez le faire partir, allez aux élections. Laissez les 211 associations membres décider », a-t-il dit, ajoutant qu'« il faut être très prudent ».
Ces propos interviennent dans le contexte d'une vaste tempête autour d'un plan secret attribué à Infantino visant à vendre à des investisseurs privés des actions liées à la Coupe du monde. L'UEFA, ainsi que les associations d'Asie et d'Amérique du Nord et centrale, ont publié cette semaine une lettre virulente dans laquelle elles dénoncent une « tromperie » et un « abus de confiance ». Selon « Sky News », cette démarche vise également à accroître la pression sur Infantino pour qu'il démissionne avant même l'élection présidentielle de la FIFA en mars.
Motsepe a récemment rencontré à Salzbourg le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, qui mène la ligne dure contre Infantino. Malgré cela, il s'est abstenu de soutenir sans équivoque le président de la FIFA et a souligné qu'il fallait lui permettre de bénéficier d'une procédure équitable avant de prendre des décisions concernant son avenir.
Pour rappel, la semaine dernière, le président des États-Unis, Donald Trump, a pris la défense d'Infantino, sur fond de pressions croissantes pour le remplacer. Trump a qualifié la possibilité de destituer le président de la FIFA d'« erreur terrible », après qu'Infantino lui-même l'ait sollicité pour obtenir son soutien face aux critiques acerbes de hauts responsables et d'associations de football du monde entier.





