Pologne : mise en examen du chef de l'extrême droite pour négationnisme

Le chef de l'extrême droite polonaise Grzegorz Braun, crédité de plus de 10 % dans les sondages, a été inculpé pour négationnisme après avoir qualifié les chambres à gaz d'Auschwitz de « faux ».

N12Auteur : Tomer Almagor
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Pologne : mise en examen du chef de l'extrême droite pour négationnisme
Photo : N12 / גז'גוז' בראון, מנהיג הימין הקיצוני בפולין | צילום: SERGEI GAPON/GETTY IMAGES

Le parquet polonais a déposé mardi un acte d'accusation contre le chef de l'extrême droite et député européen Grzegorz Braun pour négationnisme. Cette inculpation, visant un homme au long passé de déclarations antisémites, fait suite à des propos dans lesquels il qualifiait les chambres à gaz d'Auschwitz de « faux ».

Le procureur chargé de l'affaire a précisé que M. Braun est accusé de nier publiquement et faussement le génocide commis par l'Allemagne nazie à Auschwitz-Birkenau, en contradiction totale avec les faits historiques. Bien qu'il ait plaidé non coupable, le député n'a pas nié avoir tenu les propos qui lui sont attribués. Cette infraction est passible d'une amende ou d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement.

Les déclarations en question ont été faites lors d'entretiens accordés en juillet 2025.

« Auschwitz, avec ses chambres à gaz, est malheureusement un faux », a déclaré le candidat d'extrême droite, décrivant par ailleurs les témoignages sur l'utilisation des chambres à gaz comme un simple « récit de propagande ».

Suite à ces propos, qui ont provoqué un tollé en Pologne, le parquet local a demandé la levée de l'immunité parlementaire de M. Braun. Le Parlement européen a approuvé cette demande en mars, ouvrant la voie à l'inculpation. M. Braun est déjà poursuivi pour d'autres faits, notamment pour avoir utilisé un extincteur en 2023 afin de perturber une célébration de Hanoucca au Parlement polonais, ou encore pour avoir affirmé que les Juifs exerçaient « trop d'influence » en Pologne.

Le politicien dirige le parti de la Confédération de la Couronne polonaise, qui recueille environ 10 % d'intentions de vote à un peu plus d'un an des prochaines élections générales. Cette mise en examen intervient alors que son parti s'impose comme une force politique significative, certains acteurs politiques de premier plan n'excluant pas une future coopération avec sa formation.

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