Gali Baharav-Miara bloque un logiciel de la police après des millions investis
La décision de la conseillère juridique Gali Baharav-Miara de bloquer un logiciel espion adapté a causé la perte de millions de shekels investis par la police. Les forces de l'ordre dénoncent une paralysie face au crime, tandis que la justice pointe l'inaction de la Knesset.

Une décision controversée de la conseillère juridique
Des millions de shekels du budget de la Police d'Israël ont été perdus à la suite d'une décision controversée de la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara. Une enquête de la chaîne Channel 14 soulève de graves questions sur la gestion du conseil juridique et sur le coût sécuritaire et financier imposé au public israélien.
L'affaire a débuté en 2022, après que la conseillère juridique a ordonné l'arrêt de l'utilisation des logiciels espions par la police à la suite du scandale Pegasus. Afin de ne pas priver l'organisation de capacités de prévention cruciales, la police a proposé une solution intermédiaire : solliciter l'entreprise de développement pour restreindre les capacités des outils technologiques à une version « allégée » et plus limitée. L'objectif était de créer un système permettant à la police de continuer à opérer sous les restrictions et la surveillance stricte de la conseillère juridique.
Annulation des accords après investissement
Selon les informations de Channel 14, cette démarche avait initialement reçu le « feu vert » de Gali Baharav-Miara. Sur la base de cette autorisation, la Police d'Israël a investi des millions de shekels de son budget pour redévelopper et adapter les systèmes aux exigences juridiques. Cependant, la stupéfaction a été totale au sein de l'organisation : une fois le développement achevé et l'argent dépensé, la conseillère juridique est revenue sur ses engagements et a refusé d'autoriser l'utilisation, même de cette version réduite.
Le résultat est un gaspillage flagrant des fonds publics. Des millions de shekels ont été investis pour répondre précisément aux exigences de la conseillère juridique, mais le matériel reste inutilisé. La police affirme que des outils technologiques majeurs sont désormais bloqués, laissant les unités opérationnelles « aveugles » face aux organisations criminelles.
Tensions internes et réactions officielles
Cet incident a ravivé de vives tensions internes au sein de la police. Des sources au sein de l'organisation ont déclaré :
« La conseillère juridique nuit au travail de la police en raison d'un agenda politique. Le commissaire général refuse de lui faire face, même lorsque cela se fait au détriment de vies humaines fauchées dans les rues. La police n'a plus les outils pour déjouer les meurtres avant leur exécution à cause de ces blocages juridiques. »
Le bureau de la conseillère juridique du gouvernement a réagi :
« La voie pour réglementer l'usage des outils technologiques passe par la législation. Le conseil juridique du gouvernement a d'ailleurs rédigé un projet de loi gouvernemental complet, mais celui-ci n'a pas été promu par le gouvernement. Même une proposition de loi privée visant à autoriser ces outils, qui avait reçu le soutien du comité ministériel de législation, n'a jamais été soumise au débat à la Knesset. L'affirmation selon laquelle le conseil juridique bloque les outils de la police est sans fondement. La responsabilité de la réglementation législative incombe au gouvernement et à la Knesset. »
La police a quant à elle déclaré :
’Les tentatives de dresser un portrait déformé de l'activité policière se heurtent à la réalité. Ces deux dernières années, on enregistre une baisse d'environ 40 % des vols de véhicules, ainsi qu'une diminution des cambriolages et des tirs lors des mariages dans le secteur arabe. Le taux de prévention des meurtres a augmenté de dizaines de pourcents. Tout en saluant ces résultats, nous réclamons le retour des outils technologiques qui nous ont été retirés et leur adaptation à la réalité par le biais de la loi. »




