Tensions dans la police après le gel des nominations par Itamar Ben Gvir
Vive tension au sein de la police israélienne après la décision du ministre Itamar Ben Gvir de geler les nominations. Cette mesure déclenche un bras de fer avec le chef Danny Levy, suscitant un profond malaise face à un traitement jugé inégal.

Un haut gradé de la police a exprimé sa profonde frustration mercredi suite au gel complet des promotions de hauts officiers par le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, laissant des dizaines de commandants sans leurs grades attendus à l'approche des fêtes.
« Que quelqu'un explique aux officiers de police pourquoi ils sont différents ? Pourquoi des officiers professionnels qui ont fait leurs preuves devraient-ils passer les fêtes dans une grande déception ? Ceux qui pensent que l'événement se résume à un différend entre le chef de la police et le ministre ignorent ce qui se passe dans les couloirs de l'organisation », a déclaré un haut responsable de la police.
La traditionnelle cérémonie de lever de verre pour le Nouvel An, qui associe généralement une remise de grades et de nominations, se déroule à l'Académie de police sur fond de vives tensions et de bras de fer au sommet. Cette rencontre festive s'est tenue dans une atmosphère tendue, des dizaines d'officiers supérieurs éprouvant une vive amertume après avoir espéré des nominations et des grades, pour finalement repartir les mains vides.
Le cœur du litige : les nominations et la procureure générale
Cette tension découle de la décision du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, de geler totalement la série de nominations au sommet de la police jusqu'à la fin de la période électorale, une mesure qui a déclenché de rudes échanges de messages entre lui et le chef de la police, le ravit-alouf Danny Levy.
À l'origine de cette décision se trouve un désaccord profond sur les nominations et l'identité des titulaires de postes. Au centre des frictions figurait l'intention du chef de la police de promouvoir la commandante Tamar Liberty au poste de conseillère juridique adjointe de la police — une démarche à laquelle Ben Gvir s'est opposé avec force, arguant qu'il s'agit d'une nomination associée à la procureure générale Gali Baharav-Miara et qu'elle ne doit pas être approuvée en période électorale.
« En tant que chef de l'organisation, je recommande de signer les grades des officiers de police méritants. »
Malgré de prétendus accords préalables et des consignes interdisant les promotions en cette période sensible, un affrontement direct par accusations interposées s'est développé entre les deux hommes. Dans un message tendu adressé au ministre, le chef de la police Levy a fustigé la gestion et exigé de signer les grades des officiers avant les fêtes.
La comparaison qui met le feu aux poudres : l'administration pénitentiaire servie, la police dans l'attente
La frustration au sein des rangs policiers est décuplée par le fait que dans une organisation parallèle placée sous la responsabilité du ministère — le Service des prisons (IPS) — près d'une centaine de nominations de hauts gradés ont récemment été approuvées sans entrave similaire, une situation qui continue d'ébranler le terrain et de susciter de lourdes interrogations.
À ce stade, la trajectoire de collision entre le ministre et le chef de la police est loin d'être achevée, et la base policière continue de payer le prix de cette crise managériale et politique.




