Peur d'un embargo américain : l'ordre dramatique de Nétanyahou à Tsahal révélé
Les États-Unis cherchent à réduire l'intensité des combats à Gaza et au Liban pour se concentrer sur la confrontation avec l'Iran et la crise dans le détroit d'Ormuz. Israël tente de préserver ses acquis militaires tout en évitant une escalade généralisée qui pourrait entraîner des pressions diplomatiques de la part de Washington.
Aux États-Unis, l'Iran est actuellement considéré comme un théâtre de combat central. La situation dans le détroit d'Ormuz reste une source de tension majeure pour l'administration américaine. Donald Trump a récemment réitéré ses menaces à l'encontre des dirigeants iraniens, évoquant la possibilité que le détroit devienne une partie du territoire américain. Parallèlement, l'administration fait face à la pression et à la frustration des pays arabes du Golfe, mécontents de l'absence de succès décisifs des États-Unis dans leur confrontation avec l'Iran.
L'administration américaine a désormais besoin de calme sur les flancs : à Gaza et au Liban. En conséquence, elle exerce des pressions sur Israël pour qu'il fasse preuve de retenue sur les deux théâtres. De plus, les diplomates Jared Kushner et Steve Witkoff ont été envoyés dans la région pour faire avancer les initiatives diplomatiques.
Israël traverse une période complexe d'attente et de façonnage de l'espace. Tsahal est tenu de protéger ses hommes tout en préservant les acquis militaires obtenus en près de trois ans de combats. Dans le même temps, il doit maintenir un niveau d'intensité qui ne conduise pas à une détérioration régionale ou ne force pas les Américains à agir contre Israël sur la scène diplomatique, y compris par le biais d'éventuels embargos sur les armes.

C'est pour cette raison que le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a exigé que l'échelon politique approuve toute élimination à Gaza et toute action au-delà de la « ligne jaune ». Une exception est faite pour les cas de danger immédiat pour les soldats de Tsahal ou les localités de l'enveloppe de Gaza, où les forces ont l'autorisation d'agir pour neutraliser la menace.
Ces derniers jours, l'échelon politique a approuvé quatre éliminations proactives. Hier, en l'espace d'une heure, Tsahal a attaqué deux cibles : un terroriste du Jihad islamique dans la zone de Khan Younès et un terroriste du Hamas dans la zone de Nuseirat. Selon Tsahal, chacun d'eux faisait avancer des plans terroristes et a été ciblé depuis les airs.
Au sein de Tsahal et du Shin Bet, on souligne que le dosage est actuellement la clé pour empêcher la détérioration de la situation. Israël ne croit pas que le Hamas et le Jihad islamique déposeront les armes, mais il ne veut pas être perçu comme la partie ayant rompu les négociations.

Au Liban, la situation est plus complexe. Tsahal se prépare à vaincre les forces du Hezbollah sur la crête d'Ali Taher, qui constitue la principale ligne de défense au sud du Liban. Le Hezbollah comprend l'importance stratégique de ce territoire, car la route vers la vallée de la Bekaa, Beyrouth et la côte ouest reste ouverte à Tsahal s'il décide d'approfondir sa manœuvre.
Le Hezbollah et le Hamas tentent de défier Tsahal. Vendredi soir, un drone explosif a frappé une force de l'unité Yahalom, causant des blessures graves à un officier et deux combattants. Samedi, un engin explosif puissant a été déclenché contre un char de Tsahal dans le sud de la bande.
Des incidents quotidiens sont signalés sur les deux fronts. L'objectif du Hamas et du Hezbollah est d'entraîner Tsahal dans des combats de haute intensité, forçant ainsi Tsahal à « rompre les outils » de la négociation. Cette réalité complexe exige de Tsahal une gestion de l'intensité des combats qui préserve la sécurité de ses combattants et les acquis d'Israël, sans pour autant faire monter les tensions à un niveau qui pourrait faire échouer le processus diplomatique.



