Des maires exigent un plan de 100 milliards pour le Néguev et la Galilée

Des maires de la périphérie israélienne exigent des partis des engagements budgétaires pour transformer le Néguev et la Galilée, révélant un fossé entre promesses politiques et financements réels.

Source :Ynet
Des maires exigent un plan de 100 milliards pour le Néguev et la Galilée
Illustration FilIsrael : AI Generated

Des dizaines de maires des périphéries nord et sud d'Israël exigent des engagements fermes de la part des principaux partis politiques pour intégrer un plan national de développement dans les accords de coalition du prochain gouvernement. Portée par le mouvement Or et 38 dirigeants locaux juifs et arabes, cette initiative vise à transformer le Néguev et la Galilée en nouveaux pôles centraux d'Israël grâce à un investissement public estimé à 100 milliards de shekels sur dix ans.

Cet appel intervient dans le sillage des graves crises sécuritaires, économiques et sociales mises en lumière par les attaques du 7 octobre et la guerre en cours. Les organisateurs soulignent que la périphérie, qui représente environ 75 pour cent du territoire israélien, souffre de vulnérabilités structurelles menaçant la résilience nationale. Le plan fixe des objectifs ambitieux pour le centenaire d'Israël, visant 8 millions de résidents dans le Néguev et la Galilée, la construction d'un million de logements, des infrastructures de transport rapide et la création de 1,5 million d'emplois.

Réactions des Formations Politiques

Six listes politiques majeures—notamment le Likoud, BeYachad, Les Démocrates, Yashar!, Otzma Yehudit et le Sionisme religieux—ont adhéré au projet de principe en répondant à un questionnaire détaillé. Néanmoins, les réponses révèlent un décalage prononcé entre les déclarations d'intention et la volonté de débloquer des fonds publics.

Le Likoud a confirmé son intention d'inscrire le développement régional comme un objectif national prioritaire, mentionnant des projets tels que l'aéroport de Tzalaf dans le Néguev et l'initiative IMEC dans la région de Haïfa, tout en s'abstenant de chiffrer un budget annuel précis. Le parti BeYachad, mené par Naftali Bennett, a fixé un objectif d'un million de nouveaux habitants pour ces régions et promis une administration régionale dédiée, mais s'est refusé à fixer un montant rigide pour des raisons budgétaires.

Le parti Les Démocrates a promis des investissements accrus dans les transports, l'éducation, le logement abordable et la santé, sans toutefois avancer de somme globale. À l'inverse, le parti Yashar!, dirigé par Gadi Eisenkot, s'est distingué en garantissant un budget spécifique de 15 milliards de shekels pour le nord sur cinq ans.

Approches de la Droite et de la Droite Nationale

Les partis de droite et nationalistes ont présenté des visions axées sur l'implantation et la sécurité, sans couverture budgétaire explicite. Otzma Yehudit a mis en avant le bilan du ministre Yitzhak Wasserlauf, tandis que le Sionisme religieux a proposé la création de 20 nouvelles localités dans le Néguev et 20 en Galilée.

Roni Palmer, cofondateur et directeur général du mouvement Or, a rappelé que la classe politique fait face à un examen décisif. "Nous savons investir des centaines de milliards dans la guerre. Il est temps de consacrer des budgets majeurs à notre vie civile", a-t-il déclaré.

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