Pas seulement dans l'esprit : que se passe-t-il avec les cellules cérébrales pendant la dépression ?

La dépression est souvent perçue comme un trouble de l'humeur, mais une nouvelle étude suggère que les changements associés peuvent atteindre le niveau des cellules cérébrales. Des chercheurs ont découvert des perturbations dans le processus de création de nouveaux neurones dans l'hippocampe, une région centrale liée à la mémoire et aux émotions.

Now14Auteur : Yael Anker
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Pas seulement dans l'esprit : que se passe-t-il avec les cellules cérébrales pendant la dépression ?
Photo : Now14 / אילוסטרציה | צילום: שאטרסטוק

La dépression est souvent perçue comme un trouble de l'humeur, mais une nouvelle étude suggère que les changements associés peuvent atteindre le niveau des cellules cérébrales. Des chercheurs ont découvert que chez les personnes souffrant de dépression, il existe des perturbations dans le processus de création de nouveaux neurones dans l'hippocampe, une région centrale du cerveau liée à la mémoire et aux émotions. L'étude, publiée ce mardi, a examiné des tissus cérébraux humains et a mis en évidence des changements dans les cellules souches neurales et leur développement.

Que se passe-t-il dans l'hippocampe ?

Le centre de cette étude est l'hippocampe, une région du cerveau qui joue un rôle clé dans la mémoire, l'apprentissage et la régulation émotionnelle. Contrairement à l'ancienne conception selon laquelle le cerveau adulte ne produit plus de nouvelles cellules nerveuses, des études récentes indiquent que le processus appelé neurogenèse peut se poursuivre à l'âge adulte dans certaines zones. Les chercheurs ont observé que, dans les échantillons provenant de personnes souffrant de dépression, les voies liées à la création de nouveaux neurones étaient altérées. Ces résultats offrent un aperçu possible de l'un des mécanismes biologiques impliqués dans la maladie.

Pas une preuve que la dépression « tue les cellules cérébrales »

Il est important de nuancer : l'étude ne prouve pas que la dépression provoque directement l'arrêt de la création de cellules nerveuses, et elle ne permet pas non plus de diagnostiquer la dépression par un simple examen cérébral.

Le lien entre la dépression et le cerveau est complexe, car la maladie est influencée par une combinaison de facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. L'importance de ces résultats réside principalement dans la recherche : s'il s'avère à l'avenir qu'il est possible d'influencer les processus cellulaires identifiés, ils pourraient devenir une cible pour le développement de nouveaux traitements. L'étude renforce ainsi une tendance plus large en psychiatrie, celle de tenter de passer de la simple description des symptômes à une compréhension plus précise des mécanismes biologiques qui se produisent dans le cerveau.

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