Attentats : l'Autorité palestinienne condamnée à indemniser des soldats

Le tribunal de Jérusalem ordonne à l'Autorité palestinienne de verser 50 millions de shekels à des soldats et une policière blessés, appliquant la loi sur l'indemnisation aux forces de sécurité.

YnetAuteur : ליטל דוברוביצקי
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Attentats : l'Autorité palestinienne condamnée à indemniser des soldats
Photo : Ynet / צילום: shutterstock

Dans une décision historique rendue récemment par le tribunal de district de Jérusalem, l'Autorité palestinienne a été condamnée à indemniser également des soldats et une policière blessés lors d'attentats terroristes, et non seulement des civils, en vertu de la loi sur l'indemnisation des victimes du terrorisme (dommages et intérêts punitifs). Dans trois jugements parallèles prononcés par le juge Ilan Sela, l'argument de l'Autorité palestinienne selon lequel la loi ne s'applique pas aux membres des forces de sécurité a été rejeté. Elle a été condamnée à verser un total d'environ 50 millions de shekels de compensation à plusieurs victimes du terrorisme représentées par les avocats Anat Ginzburg et Gilad Ginzburg.

Décisions concernant les forces de sécurité

Dans la première affaire, le tribunal a validé la plainte d'un soldat de combat grièvement blessé dans un attentat à la voiture bélier il y a plusieurs années. Le terroriste a accéléré son véhicule pour percuter le soldat alors qu'il marchait avec ses troupes lors d'une patrouille précédant une cérémonie de serment au Mur des Lamentations. Le soldat a subi de graves blessures, conserve un handicap permanent et a été reconnu invalide de Tsahal. Dans la seconde affaire, une policière attaquée lors d'une attaque au couteau il y a plusieurs années a obtenu gain de cause. Elle a lutté contre le terroriste et l'a maîtrisé au sol. Souffrant de stress post-traumatique et d'un handicap permanent, elle a dû quitter la Police d'Israël. La troisième affaire concerne une attaque brutale commise il y a plusieurs années où un terroriste a ouvert le feu, blessant grièvement une femme enceinte et son mari, qui était soldat. Le bébé a été extrait du ventre de la mère mais a succombé à ses blessures, et le couple a conservé de lourds handicaps.

Interprétation juridique de la loi

Dans les trois cas, les arguments des avocats Ginzburg ont été retenus, établissant que la loi sur l'indemnisation des victimes du terrorisme, adoptée en 2024, s'applique tant aux civils qu'aux membres des forces de sécurité, incluant soldats et policiers. Le tribunal a déclaré :

« La formulation de la loi est simple et claire, et ne contient aucune trace d'une application exclusive aux civils... La loi parle d'un « individu » blessé par un acte terroriste, définition qui englobe les civils, les soldats et les policiers. »

Le tribunal a souligné qu'indépendamment des intentions initiales du législateur, la lettre de la loi est impérative et qu'aucune justification ne permet de léser un militaire blessé hors opération de combat.

Réaction des représentants légaux

Les avocats Anat Ginzburg et Gilad Ginzburg ont déclaré :

« Nous nous félicitons de cette décision novatrice qui étend la loi sur les dommages punitifs aux forces de sécurité. Cette législation permet à toutes les victimes du terrorisme d'intenter des actions en justice contre l'Autorité palestinienne, qui finance les terroristes. »

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