« Occupé par son couronnement » : vives critiques au sein du « bloc du changement » contre Eisenkot

Des responsables de haut rang affirment que la pression exercée par Gadi Eisenkot pour asseoir sa candidature nuit au camp. Selon eux, au lieu de se préparer au risque de défections et de soutenir le parti des Démocrates, l'obsession pour une campagne personnelle paralyse le travail d'état-major.

MaarivAuteur : Anna Barsky
Source
« Occupé par son couronnement » : vives critiques au sein du « bloc du changement » contre Eisenkot
Photo : Maariv / אביגדור ליברמן על דוד בן גוריון וגדי איזנקוט | צילום: מעריב אונליין

Des responsables de haut rang du « bloc du changement » critiquent la gestion de Gadi Eisenkot à l'approche des élections. Ils affirment qu'en plus de ses efforts pour asseoir son statut de candidat au poste de Premier ministre, il ne fait pas assez pour préparer l'ensemble du camp à la campagne électorale et au lendemain du scrutin. Selon ces responsables, la critique ne porte pas sur le fait qu'Eisenkot se présente à la tête du bloc, mais sur l'absence de préparation commune sur des questions qui pourraient être cruciales pour les résultats des élections.

Entre autres, ils soulignent l'absence de travail d'état-major suffisant entre les partis et la nécessité d'une préparation commune sur l'intégrité du scrutin. Une autre question les préoccupe : la possibilité de changements de camp après les élections. Selon eux, une réflexion commune est déjà nécessaire sur la manière d'empêcher que des personnalités ou des partis identifiés avec le bloc ne passent de l'autre côté et ne modifient l'équilibre des forces.

Une autre critique concerne le statut du parti des Démocrates. Selon les responsables, le bloc ne fait pas assez pour stopper les tentatives de délégitimation des Démocrates en tant que partenaires possibles dans une future coalition. Des sources au sein du bloc dirigent également la critique vers la lutte d'Eisenkot pour le poste de Premier ministre : quiconque cherche à diriger le camp est tenu d'assumer une responsabilité plus large pour le travail commun des partis. En revanche, ils expriment des réserves sur l'obsession continue de savoir pourquoi les chefs des autres partis n'annoncent pas dès maintenant leur soutien à Eisenkot, estimant que cette pression nuit à la capacité de travailler ensemble.

« Tous les partis sont actuellement dans une compétition politique légitime »

Le président du parti Israël Beytenou, Avigdor Lieberman, présente une position différente. Dans une conversation avec « Maariv », il rejette l'idée que, à ce stade, l'un des chefs du camp doive diriger les autres. Selon Lieberman, tous les partis sont dans une compétition politique légitime, et il souhaite du succès à Gadi Eisenkot, Yaïr Lapid et Naftali Bennett. Selon lui, se préoccuper maintenant de savoir qui sera premier ou deuxième et qui soutiendra qui pour le poste de Premier ministre aide en fait Benjamin Netanyahou.

Lieberman estime que les partis d'opposition doivent éviter les luttes internes et se concentrer sur l'obtention d'une majorité :

« Je suis responsable de veiller à ce qu'il n'y ait pas de querelles au sein de l'opposition les uns contre les autres, pas de complots, pas d'intrigues, pas de manigances ».

Selon lui, la question du poste de Premier ministre ne doit pas être résolue avant les élections. Cette décision pourra être prise après que le public aura dit son mot — et il détient lui-même déjà une formule qui, selon lui, pourrait conduire à un accord entre les chefs du camp.

Le parti « Yashar ! » a répondu : « Nous sommes concentrés sur l'objectif de vaincre le gouvernement Netanyahou et nous attendons de tous nos futurs partenaires qu'ils se concentrent uniquement sur cet objectif. »

Dans la même rubrique