Un café de Californie ferme après des plaintes pour discrimination antisémitique
Le Jerusalem Coffee House à Oakland a fermé ses portes suite à trois poursuites judiciaires, dont une du ministère de la Justice américain, pour discrimination envers des clients juifs.

Le café palestinien Jerusalem Coffee House, situé à Oakland en Californie, a fermé ses portes après avoir été visé par trois procédures judiciaires pour discrimination envers des clients juifs. Les propriétaires ont annoncé qu'ils suspendaient leurs activités pour se concentrer sur le procès fédéral qui débutera le mois prochain.
Au cœur de l'affaire se trouvent le propriétaire, Fethiye Abd al-Rahim Harara, et la société Native Grounds LLC. Le ministère de la Justice des États-Unis les poursuit pour violation de la loi fédérale sur les droits civils, leur reprochant d'avoir refusé de servir des clients juifs. En parallèle, deux plaintes civiles ont été déposées par des clients affirmant avoir été expulsés en raison de leur judéité et du port de casquettes ornées de l'étoile de David.
Les témoignages des plaignants
L'un des plaignants, Michael Radis, résident de Los Angeles, affirme avoir été verbalement agressé lors de sa visite :
« Tu es le Juif. Tu es le sioniste. Nous ne voulons pas de toi dans notre café. Sors d'ici. »
Le second plaignant, Jonathan Hirsch, s'était rendu au café avec son fils de cinq ans. Selon la plainte, Harara lui a demandé s'il était sioniste, a qualifié l'étoile de David sur sa casquette de symbole « violent » et lui a ordonné de partir, tout en proférant des insultes anti-israéliennes devant l'enfant.
Apologie du terrorisme dans le menu
La polémique s'est intensifiée autour de l'anniversaire des massacres du 7 octobre, lorsque le café a proposé des boissons nommées « Sweet Sinwar », en hommage au chef du Hamas Yahya Sinwar, et « Iced In Tea Fada », un jeu de mots faisant référence à l'Intifada.
La défense des propriétaires
Les propriétaires nient toute discrimination et dénoncent une cabale politique menée par le gouvernement fédéral et des organisations comme la Ligue anti-diffamation (ADL) :
« Les organisations sionistes et le gouvernement fédéral utilisent les tribunaux comme un outil pour réprimer la liberté d'expression et l'engagement politique pour la Palestine. »
Le procès fédéral s'ouvrira le 26 octobre devant la juge Susan Illston au tribunal de district du nord de la Californie.




