Nouvelle bataille interne au sein de la Liste arabe unie avant l'annonce de l'alliance
Drame entre les partenaires de la liste : Hadash, Ta'al et Balad. Au centre, le Ta'al d'Ahmad Tibi, déçu par le nombre de places qui lui a été attribué, exige une meilleure offre.

La Liste arabe unie (Hadash, Ta'al et Balad — sans Ra'am) devrait annoncer officiellement aujourd'hui, dimanche, une réunification, pour la première fois depuis les élections de 2021. Cependant, un instant avant l'annonce officielle, un drame se dessine entre les partenaires concernant l'ordre de la liste unifiée. Au centre : le Ta'al d'Ahmad Tibi, déçu par le nombre de places qui lui a été attribué, exige une meilleure offre.
L'ordre de la liste, qui par le passé a déjà conduit à une rupture et à une candidature séparée du Balad en 2022, constitue un point de discorde majeur.
Chacun des partenaires affirme mériter une plus grande représentation : le Hadash attend au moins 4 places réalistes, le Balad 3, et le Ta'al de même, alors que les sondages ne prédisent que 6 à 7 places réalistes pour la liste. Le Comité arabe de réconciliation, chargé de déterminer l'attribution des places, a jusqu'à présent fait une proposition « insultante » à Tibi : la 2e place dans l'union et une seule place supplémentaire au bas du premier dix.
Au sein du Ta'al, on affirme que si Tibi avait été à la tête de la liste et non le nouveau président du Hadash, Yousef Jabareen, la Liste unie aurait remporté deux mandats supplémentaires. Ils ajoutent que sans l'adhésion du Ta'al, la liste pourrait être confrontée au risque de ne pas franchir le seuil électoral.
En attendant, les sondages montrent que le public arabe s'attend à voir les partenaires se montrer à la hauteur de la situation et s'unir, surtout après que le Ra'am a décidé d'adopter une ligne indépendante.
« Si l'union se désagrège à nouveau à cause de l'ego, le public ne nous le pardonnera pas », déclarent les représentants des partis arabes. « Nous ne pouvons pas nous le permettre. »



