Nouveaux détails sur le rétablissement des relations avec le Venezuela - et la vague bleue qui continue de s'intensifier
Israël a su tirer parti des opportunités créées par le changement de régime et le séisme au Venezuela pour renforcer ses liens en Amérique latine. Ce succès s'inscrit dans une tendance géopolitique plus large, où de nombreux pays de la région se rapprochent de Jérusalem.

La semaine dernière, Israël et le Venezuela ont officiellement annoncé le rétablissement de leurs relations consulaires. Cet événement fait suite à des contacts prolongés entre le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar et son homologue vénézuélien, ainsi qu'à l'aide humanitaire fournie par Israël après un séisme dévastateur et au changement de direction au sein du gouvernement vénézuélien.
« C'est un événement important », a déclaré une source politique à N12, soulignant l'importance du passage du Venezuela de l'axe iranien à un axe pro-israélien. Le monde a été stupéfait début janvier lorsqu'une opération des forces spéciales des États-Unis a permis la capture du président Nicolas Maduro, transféré ensuite à New York. Ce changement de pouvoir et l'accession à la présidence de Delsy Rodriguez ont ouvert de nouvelles opportunités diplomatiques pour Jérusalem.
L'opportunité de rapprochement s'est intensifiée après le puissant séisme qui a frappé le Venezuela, faisant environ dix mille victimes. Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar a décidé d'envoyer une délégation israélienne pour aider le pays à faire face aux dégâts considérables dans le nord. La délégation, qui a rencontré la présidente Rodriguez, poursuit ses opérations sur place.
« Il y a là-bas une énergie politique très positive à notre égard, et la communauté juive joue également un rôle. C'est un événement important, tant sur le plan politique qu'en termes d'image », a souligné la source. Le rétablissement des relations consulaires constitue une première étape significative, permettant de mettre en place un mécanisme de coordination des services civils entre les deux nations.
La « vague bleue » en Amérique latine
Peu après les nouvelles concernant le Venezuela, la Colombie a reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, devenant le premier pays à le faire en dehors des États-Unis. Cette décision s'inscrit dans une série de mesures pro-israéliennes prises par le nouveau président vénézuélien Abelardo de la Espriella, notamment le transfert de l'ambassade à Jérusalem et la reprise des exportations de charbon vers Israël.
Au cours des deux dernières années, une grande partie de l'Amérique latine a « viré au bleu » avec l'arrivée au pouvoir de dirigeants de droite qui renforcent leurs liens avec Israël. Le Pérou, l'Argentine, le Chili, l'Équateur, la Bolivie et le Panama ont basculé nettement à droite, marquant une rupture radicale avec la « marée rose » d'il y a cinq ans.
Le ministre Gideon Sa'ar a placé l'Amérique latine au cœur de l'agenda du ministère des Affaires étrangères pour 2026. Toutefois, le Brésil demeure une exception « rouge ». Le président Luiz Inacio Lula da Silva, dont les relations avec Israël sont très tendues, affrontera en octobre le sénateur pro-israélien Flavio Bolsonaro. Ce virage à droite dans la région bénéficie du soutien de l'administration du président américain Donald Trump, qui intervient fréquemment en faveur des candidats conservateurs.




