Nétanyahou dévoile sa nouvelle doctrine de sécurité et promet la chute de l'Iran
Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a présenté la nouvelle doctrine de sécurité d'Israël, axée sur des frappes préventives, l'objectif de renverser le régime iranien et un refus absolu de tout compromis sécuritaire à l'approche des élections.
À l'approche des élections législatives, le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a réuni des journalistes pour présenter la doctrine de sécurité nationale actualisée d'Israël, forgée dans le sillage de la guerre à Gaza et des opérations des Épées de fer. Le message central marque une rupture nette avec la politique traditionnelle d'endiguement et de défense passive, privilégiant désormais une stratégie offensive, proactive et préventive face aux menaces régionales.
Nétanyahou a détaillé dix principes directeurs élaborés par le Conseil de sécurité nationale. Il a affirmé qu'Israël a considérablement repoussé les menaces existentielles, notamment le programme nucléaire iranien et ses supplétifs, citant l'élimination de Hassan Nasrallah et les opérations menées contre le Hezbollah. Néanmoins, il a insisté sur le fait que la campagne n'est pas achevée et a formulé une directive claire aux agences de sécurité : provoquer la chute du régime des ayatollahs à Téhéran. Selon lui, environ quatre-vingt-dix pour cent du travail a été accompli, mais le régime continuera de reconstituer ses arsenaux s'il n'est pas totalement neutralisé.
Sur le plan politique, Nétanyahou a admis que la course électorale s'annonce extrêmement serrée et a mis en garde contre le danger d'une alternative politique qui, selon lui, adopterait une approche laxiste face à l'Iran et à Gaza. Il a vivement critiqué l'ancien chef d'état-major et député Gadi Eisenkot, l'accusant d'être disposé à faire de dangereuses concessions. Par ailleurs, Nétanyahou a réaffirmé l'indépendance stratégique d'Israël, soulignant qu'en dépit d'une étroite coordination avec les États-Unis et le président Donald Trump, les décisions souveraines d'Israël ne dépendent pas de l'approbation de Washington.
Concernant les différents fronts régionaux, Nétanyahou a martelé qu'aucune reconstruction d'envergure n'aura lieu à Gaza tant que le Hamas conservera ses armes et sa capacité de nuire. Au Liban, il a estimé que l'armée libanaise n'a pas démontré sa capacité à désarmer le Hezbollah, avertissant qu'Tsahal continuera d'agir si nécessaire. Enfin, évoquant les alliances politiques futures, il a confirmé qu'Itamar Ben Gvir fera partie de la prochaine coalition de droite, tout en exprimant son souhait de voir le Likoud conserver les portefeuilles régaliens de la défense et de la sécurité nationale.




