Netanyahou contre Smotrich : la bataille pour un budget de la défense à 200 milliards

Le Premier ministre et le ministre des Finances s'affrontent sur la demande de Tsahal d'augmenter le budget de la défense à plus de 200 milliards de shekels. Le ministère des Finances prévient qu'il n'y a plus de marge pour des coupes budgétaires supplémentaires.

WallaAuteur : Liat Ron
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Netanyahou contre Smotrich : la bataille pour un budget de la défense à 200 milliards
Photo : צילום: Walla.co.il

Des dizaines de milliards de shekels sont au cœur d'une lutte entre le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et le ministre des Finances Bezalel Smotrich. L'appareil de défense exige une augmentation immédiate du budget ; Nétanyahou soutient les besoins de l'armée, tandis que Smotrich insiste pour limiter les dépenses au strict minimum.

La décision doit être prise dans les prochains jours afin de permettre le vote du budget 2026 en trois lectures à la Knesset avant les fêtes de Tishri. L'appareil de défense fait valoir que l'attente de l'investiture du prochain gouvernement entraînerait des retards critiques dans les acquisitions, nuisant ainsi aux besoins opérationnels.

Smotrich refuse de signer un « chèque en blanc » en pleine période électorale, soulignant que la facture pèsera sur le prochain gouvernement. Le ministère des Finances pointe également le non-respect des objectifs d'efficacité convenus par l'appareil de défense dans le cadre des accords précédents.

Le seuil des 200 milliards

Les discussions se poursuivent et le montant final reste incertain. Le budget de la défense pour 2026, initialement fixé à 158 milliards de shekels, devrait dépasser les 200 milliards, soit près de trois fois le budget alloué au début de la guerre « Épées de fer ».

Malgré ces chiffres, le ministère des Finances affiche un optimisme prudent. Une source proche du dossier indique que l'objectif de déficit pour 2026 (4,9 % du PIB) devrait être maintenu grâce à de bonnes recettes fiscales. Une coupe transversale dans les ministères n'est pas envisagée pour le moment, car « il n'y a plus rien à couper ».


Obligations à long terme

Ce débat s'inscrit dans une tension persistante. Alors que la commission Nagel recommandait fin 2024 un supplément de 130 milliards de shekels sur dix ans, les besoins ont depuis explosé. La proposition actuelle porte sur un ajout de 350 milliards de shekels sur une décennie, dont 100 milliards devraient provenir de mesures d'efficacité.

Nétanyahou cherche à ancrer ces suppléments pour 2027 et 2028. Cela imposerait des obligations majeures au prochain gouvernement, qui devra trouver des financements par des hausses d'impôts ou des réductions de dépenses, le plafond des dépenses publiques étant déjà proche de son maximum.

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