Corruption électorale dans le Néguev : l'unité Lahav 433 analyse les données saisies
L'enquête sur des soupçons de corruption électorale dans le Néguev arrive à un tournant décisif alors que l'unité Lahav 433 analyse les données numériques saisies lors des perquisitions.

La détention de trois habitants du Néguev, soupçonnés de corruption électorale, s'achèvera ce dimanche matin après leur arrestation intervenue mercredi dernier. Les enquêteurs de l'unité nationale d'enquête sur les crimes graves, Lahav 433, analysent actuellement les données extraites des téléphones et ordinateurs saisis. Selon certaines sources, à moins d'éléments probants modifiant radicalement le cours de l'enquête, les trois suspects seront libérés.
Les individus, originaires de Rahat et de Segev Shalom, avaient été interpellés à l'aube du jour du scrutin par la police du district sud. En raison de la sensibilité de l'affaire, le commissaire général de police Danny Levi a dessaisi le district pour confier l'enquête à Lahav 433. La police avait par ailleurs arrêté jeudi quatre autres suspects, dont des enseignants d'établissements du Néguev, rapidement relâchés sous assignation à résidence.
Un proche des suspects a indiqué que des enveloppes contenant 12 000 shekels avaient été saisies, affirmant qu'il s'agissait de fonds destinés à une association caritative aidant des familles dans le besoin, sans lien avec des partis politiques. Les avocats de la défense soutiennent pour leur part que leurs clients sont victimes d'intérêts politiques visant à discréditer la communauté arabe.
La police a admis devant le tribunal que les perquisitions menées au domicile des suspects l'jour du scrutin ont eu lieu sans mandat. Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et le parti Likoud avaient immédiatement exploité ces arrestations pour dénoncer une tentative de manipulation du scrutin. Toutefois, les instances électorales ont souligné que l'enquête en cours ne remet pas en cause l'intégrité des votes.



