Même Erdogan n'a pas aidé : la mauvaise nouvelle reçue par Abou Mazen à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU
Selon un rapport du Jerusalem Post, l'administration Trump a l'intention d'empêcher à nouveau cette année Abou Mazen et ses hauts responsables d'obtenir des visas d'entrée pour New York, malgré les tentatives de médiation d'Erdogan ; le président de l'Autorité palestinienne devrait s'adresser à l'Assemblée générale de l'ONU depuis Ramallah.
Selon un rapport du Jerusalem Post de ce jeudi, l'administration Trump prévoit d'empêcher à nouveau cette année l'entrée du président de l'Autorité palestinienne, Abou Mazen (Mahmoud Abbas), à New York pour prononcer un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.
Malgré les tentatives de médiation du président turc Erdogan, la Maison Blanche refuse de délivrer des visas à Abou Mazen et à ses hauts responsables, ce qui devrait conduire à un discours filmé depuis Ramallah. Cette mesure suscite un débat juridique à l'ONU concernant l'« Accord sur le siège de l'ONU » et l'obligation de permettre l'accès aux diplomates.
Pour rappel, l'année dernière, le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait refusé d'accorder des visas à des hauts responsables de l'Autorité palestinienne et de l'OLP, dont Abou Mazen, à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU. À Washington, cette décision a été justifiée par les paiements aux terroristes, l'incitation à la violence et les efforts visant à promouvoir une reconnaissance unilatérale d'un État palestinien, tandis qu'Abou Mazen avait exigé de l'administration qu'elle revienne sur cette décision.
Le porte-parole du département d'État, Tommy Pigott, a déclaré :
« Conformément aux lois et aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis, le secrétaire d'État Marco Rubio annule les visas des membres de l'OLP et de l'Autorité palestinienne à l'approche de la prochaine Assemblée générale de l'ONU ».
Abou Mazen a répondu que « cette décision est contraire au droit international et à la Charte des Nations Unies, d'autant plus que l'Autorité est un État observateur à l'ONU ». Il a ajouté que « la présidence de l'Autorité palestinienne exige de l'administration américaine qu'elle réexamine et revienne sur cette décision. La présidence de l'Autorité souligne son engagement envers le droit international, les résolutions internationales et tous les engagements en faveur de la paix, comme indiqué dans la lettre qu'Abou Mazen a envoyée à tous les dirigeants mondiaux, y compris le président Trump ».


