Miri Regev s'envole pour le Maroc : qui a financé le voyage de la ministre ?

La ministre s'est rendue au Maroc accompagnée du directeur général de son ministère, qualifiant ce déplacement de vacances privées. Le Mouvement pour la qualité du gouvernement a déposé une demande d'accès à l'information pour vérifier si des fonds publics ont été utilisés.

Israel HayomAuteur : Asaf Golan
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Miri Regev s'envole pour le Maroc : qui a financé le voyage de la ministre ?
Photo : Israel Hayom / מירי רגב ונתניהו בנתב"ג. צילום: דוברות ארקיע

Le Mouvement pour la qualité du gouvernement a adressé aujourd'hui, jeudi, une demande au ministère des Transports exigeant la divulgation des documents relatifs à l'approbation du voyage au Maroc de la ministre Miri Regev et de hauts responsables de son ministère. Cette requête, déposée en vertu de la loi sur la liberté d'information, vise à clarifier le financement de ce séjour, défini par le cabinet de la ministre comme étant privé.

La ministre Regev s'est envolée pour le Maroc le 19 août. Elle était accompagnée de hauts fonctionnaires, dont le directeur général du ministère, Moshe Ben Zaken, le chef de l'Autorité nationale des transports publics, Idan Moalem, et un conseiller professionnel.

Le cabinet de la ministre soutient que ce voyage, qui doit s'achever le 24 août, est une visite privée financée par les participants eux-mêmes. Malgré ces affirmations, le Mouvement pour la qualité du gouvernement exige la communication de la liste complète des passagers, le détail des dépenses—incluant les reçus des vols, de l'hébergement et des repas—ainsi que le programme des activités prévues et réalisées. De plus, le mouvement a demandé l'avis juridique du conseiller du ministère ayant approuvé le départ de la délégation, ainsi que les justifications professionnelles de la participation des employés.

Au cœur de la controverse publique se trouve la question de savoir si des ressources publiques ont été allouées à ce déplacement. Les représentants du mouvement ont indiqué qu'ils étaient prêts à recevoir des documents occultés afin d'accélérer la procédure.

L'avocate Yael Bloch, directrice du département des litiges du mouvement, a souligné que le caractère privé du voyage n'exempte pas le ministère de son obligation de transparence :

« Lorsqu'une ministre, le directeur général de son ministère et d'autres hauts responsables voyagent ensemble en plein milieu de l'été, alors que l'aéroport Ben Gourion est en plein chaos, une transparence totale est requise concernant la procédure d'approbation, les objectifs du voyage et les sources de financement. »

Selon elle, seuls les documents officiels permettront d'apporter une réponse claire au public, la transparence étant une condition fondamentale pour une administration appropriée et pour la confiance des citoyens envers les institutions de l'État.

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