« Mentors spirituels » et parcours pour les mariés : la révolution de l'intégration des ultra-orthodoxes à Tsahal

Après des années d'obstacles, Tsahal a opéré une révolution pour le conscrit ultra-orthodoxe. Des parcours dédiés et variés ont été ouverts et adaptés afin qu'ils n'aient pas à faire de compromis sur leur identité. L'objectif : recruter chaque année des milliers de jeunes du secteur.

Israel HayomAuteur : Yaakov Hershkovitz
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« Mentors spirituels » et parcours pour les mariés : la révolution de l'intégration des ultra-orthodoxes à Tsahal
Photo : Israel Hayom / חטיבת חשמונאים חרדים

Ces dernières années, Tsahal a effectué une série de changements structurels, conceptuels et organisationnels destinés à garantir que chaque jeune ultra-orthodoxe souhaitant s'enrôler trouve un cadre précisément adapté à son niveau d'étude de la Torah, à son mode de vie, à son âge et à ses aspirations professionnelles.

Au lieu d'une approche fragmentée, une hiérarchie de service globale a été construite à Tsahal — du combat en première ligne, en passant par les parcours « Hesder » et les unités technologiques d'élite, jusqu'aux structures d'état-major, au soutien au combat, au rabbinat et à la logistique.

Hausse des effectifs

Les données des dernières années indiquent une tendance à la hausse marquée des volumes de recrutement dans les parcours dédiés. Le nombre de recrues est passé de 2 800 à 4 300 (une augmentation de 54 %). Environ 20 % de toutes les recrues ultra-orthodoxes sont actuellement intégrées dans des rôles de combat sur le front.

Il existe un écart entre les données légales et la réalité. La définition légale repose sur les établissements d'enseignement où le candidat a étudié en Israël, et ne compte donc pas les immigrants ou les jeunes issus d'un milieu ultra-orthodoxe ne répondant pas aux critères techniques du ministère de l'Éducation. Pour y faire face, Tsahal a mis en place une politique de supervision offrant un soutien culturel et une préparation au marché du travail.

Mécanisme institutionnalisé

Le changement central est la transition d'une gestion informelle vers un mécanisme institutionnalisé. Aujourd'hui, toutes les responsabilités sont transférées à une section de recrutement dédiée au sein de Meitav, capable de trier jusqu'à 3 000 candidats par an. Chaque candidat passe un « entretien d'affinité », s'engageant à mener un mode de vie ultra-orthodoxe.

La politique est désormais exigeante : les candidats avec un profil de combat sont orientés vers des unités de combat ou de soutien. L'âge d'acceptation pour les programmes technologiques a été relevé de 21 à 23 ans (sauf pour les hommes mariés) afin d'équilibrer les besoins de Tsahal avec l'intégration de populations plus âgées.

Variété des parcours

Le dispositif militaire offre une riche variété de parcours, notamment la brigade Hashmonaim, le bataillon Netzah Yehuda, la compagnie Hetz (parachutistes) et la compagnie Avnet (police aux frontières). Des compagnies de soutien ciblées, comme la compagnie David à la base de Julis, assurent une formation professionnelle.

Dans le domaine universitaire, le programme « Pardes » (IA, science des données) mène à des rôles de recherche à Aman, parallèlement à une réserve académique pour la formation au commandement technologique.

Ségrégation des genres et accompagnement spirituel

Des ordres obligatoires ont été mis en œuvre dans toutes les unités ultra-orthodoxes :

  1. Ségrégation complète des genres avec commandement masculin uniquement

  2. Cacherout stricte supervisée par des rabbins

  3. Temps dédié à l'étude de la Torah dans l'horaire militaire

  4. Accompagnement par des « mentors spirituels » pour répondre aux questions halakhiques

Ces faits prouvent que Tsahal exploite un mécanisme d'absorption professionnel, prêt à intégrer chaque jeune homme ultra-orthodoxe tout en maintenant un engagement sans compromis envers son identité.

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