Tensions en ligne entre Mevaseret Zion et Abou Gosh après les législatives

Des tensions en ligne entre Mevaseret Zion et Abou Gosh, consécutives aux votes aux législatives, ont poussé le maire Yoram Shimon à condamner les appels au boycott et à prôner le bon voisinage.

Tensions en ligne entre Mevaseret Zion et Abou Gosh après les législatives
Photo d'illustration FilIsrael : AI Generated

Les résultats des élections de la 26e Knesset ont déclenché de vives tensions sur les réseaux sociaux entre les habitants de Mevaseret Zion et leurs voisins d'Abou Gosh. À la suite d'une forte hausse de la participation électorale en faveur des partis arabes, des appels au boycott ont émergé, provoquant des réactions hostiles et nécessitant l'intervention officielle du chef du conseil local de Mevaseret Zion.

Une participation en forte hausse

Le dépouillement a révélé qu'Abou Gosh a enregistré un taux de participation exceptionnellement élevé par rapport aux scrutins précédents. Sur environ 5 600 électeurs inscrits, 4 336 se sont rendus aux urnes, marquant un bond considérable par rapport aux élections de la 25e Knesset où seulement 2 809 résidents avaient voté. Les résultats indiquent que 56 % des électeurs ont opté pour la Liste commune et 35 % pour le parti Ra'am, le reste se répartissant entre Les Démocrates, le Likoud et d'autres formations.

Ces chiffres ont rapidement suscité des réactions virulentes sur les groupes Facebook de Mevaseret Zion. Des résidents juifs, qui ont l'habitude de fréquenter et de faire leurs courses à Abou Gosh, ont appelé à cesser de se rendre dans la localité voisine. Un internaute a ainsi écrit : « Les premiers traîtres sont à Abou Gosh », tandis qu'un autre ajoutait : « On ne peut faire confiance à personne, et certainement pas à Abou Gosh ».

Répliques et tensions en ligne

Les propos ne sont pas restés sans réponse. Des habitants d'Abou Gosh ont répliqué vertement sur les réseaux sociaux. L'un d'eux a lancé sans ambages : « Nous ne voulons pas voir vos visages, vous n'êtes pas les bienvenus ici ». Un autre résident a adopté un ton plus mesuré : « Nous sommes arabes et nous n'avons jamais caché notre identité. Voter pour un parti arabe est un droit démocratique, pas une trahison. Nos bonnes relations de voisinage ne nous obligent pas à renoncer à notre identité ».

L'intervention du conseil local

Cette escalade verbale, menaçant le tissu de vie commune dans la région englobant le commerce et les espaces publics, a poussé Yoram Shimon, le maire de Mevaseret Zion, à publier un communiqué officiel.

«Nous n'accepterons aucun discours de haine, d'agression ou de racisme à Mevaseret Zion.»

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