L'Italie pressentie pour superviser le désarmement du Hezbollah au sud du Liban
Des sources libanaises indiquent que l'absence de mécanisme de vérification retarde l'élargissement des zones pilotes pour le retrait de Tsahal. Le commandant de l'armée libanaise est à Rome pour discuter du mécanisme, de la composition de la force internationale et de l'avenir de la FINUL.

Les efforts pour régler la question du désarmement du Hezbollah au sud du Liban se poursuivent, mais selon des sources libanaises, il n'a pas encore été décidé quel organe vérifiera le processus. Selon un rapport publié dans le journal libanais « Al-Joumhouria », l'Italie est actuellement l'option privilégiée pour ce rôle.
Les sources ont averti que tant qu'un mécanisme convenu pour vérifier le désarmement ne sera pas mis en place, il ne sera pas possible d'élargir les zones pilotes dans le cadre du processus discuté de retrait des forces de Tsahal. Ainsi, dans les faits, l'impasse autour de la mise en œuvre de l'accord au sud du Liban se poursuit.
Parallèlement, le commandant de l'armée libanaise, Rudolph Hikal, se trouve à Rome pour tenir une série de réunions sur le sujet. Le cœur des discussions porte sur la question du mécanisme de vérification : qui l'opérera, comment il sera exécuté et de quelle manière la force internationale chargée de la mission opérera.
De plus, les parties discutent de la taille de la force internationale, de sa composition et des procédures opérationnelles qui la guideront. Parallèlement, des discussions ont lieu concernant l'avenir de la force de la FINUL au sud du Liban, dont le mandat actuel doit expirer à la fin de l'année.
Selon le rapport, Hikal doit transmettre aux parties concernées à Rome un message selon lequel le Liban ne s'oppose pas en principe à la création d'un mécanisme de vérification du désarmement, mais exige que le processus soit mené en pleine coordination mutuelle.
Le commandant de l'armée libanaise souligne également la nécessité de ne pas mettre en doute les activités de l'armée libanaise et ses efforts dans le sud du pays. Le message vise, entre autres, à garantir que tout mécanisme international mis en place ne soit pas perçu comme un substitut à l'armée libanaise ou comme une expression de méfiance quant à sa capacité à accomplir les tâches qui lui ont été confiées.
À ce stade, aucune décision finale n'a été prise concernant l'organe qui effectuera la vérification. Jusqu'à ce qu'une décision soit prise sur le sujet, l'élargissement des zones pilotes pour le retrait de Tsahal reste en suspens, et les négociations autour de la mise en œuvre de l'accord au sud du Liban se poursuivent.




