L'Iran affirme avoir abattu des drones américains et israéliens
Des médias proches du régime de Téhéran ont publié des photos montrant, selon eux, des aéronefs américains et israéliens abattus. Aucune réaction officielle n'a été émise par Washington ou Jérusalem. Parallèlement, l'Iran promeut un projet de loi visant à restreindre la circulation des navires israéliens et américains dans le détroit d'Ormuz.

Des médias iraniens proches du régime ont publié aujourd'hui (vendredi) des photos qui, selon eux, montrent des aéronefs des États-Unis et d'Israël abattus à l'aide du nouveau système de défense aérienne des forces aérospatiales du Corps des gardiens de la révolution islamique. Les photos ont été diffusées, entre autres, par l'agence de presse Mizan, liée au système judiciaire iranien, mais aucun détail supplémentaire n'a été fourni et aucune vérification indépendante de ces affirmations n'a été publiée.
Ce rapport intervient quelques heures après que l'agence de presse iranienne semi-officielle « Fars » a indiqué que des membres du parlement iranien promouvaient un projet de loi visant à réglementer la circulation dans le détroit d'Ormuz, incluant des restrictions sur les navires et des sanctions pour les contrevenants.
Selon le rapport, la proposition, actuellement à l'examen par la commission de la sécurité nationale du parlement iranien, stipulait dans sa version originale que les navires en provenance des États-Unis, d'Israël et d'autres pays définis par l'Iran comme hostiles ne seraient pas autorisés à transiter par le détroit. Dans la version mise à jour, les restrictions ont été étendues pour inclure les cargaisons militaires et civiles liées aux navires israéliens, ainsi qu'aux pays ou entités ayant, selon l'Iran, causé des dommages, jusqu'au paiement de compensations.
Il a été rapporté en outre que la violation de ces restrictions pourrait entraîner des amendes allant jusqu'à 20 % de la valeur de la cargaison. De plus, les navires autorisés à passer par le détroit seraient tenus, selon la proposition, de payer des frais de navigation au gouvernement iranien en monnaie locale.
Selon le rapport, l'initiative visant à promouvoir ce projet de loi a été publiée pour la première fois en mars, et une première ébauche a été diffusée le mois suivant. La version actuelle élargit la portée des restrictions proposées afin qu'elles s'appliquent à un plus grand nombre de navires ainsi qu'aux cargaisons.



