Procès Lindsay Clancy : un seul juré a bloqué l'acquittement, selon des témoignages
Trois jurées du procès de Lindsay Clancy ont révélé que 11 membres sur 12 voulaient l'acquitter pour cause d'aliénation mentale, mais qu'un seul opposant a bloqué le verdict.

Dans la salle des délibérations : comment un juré a bloqué l'acquacquittal de Lindsay Clancy
Près d'une semaine après l'annulation du procès de Lindsay Clancy, les membres du jury brisent le silence. Dans un entretien accordé à NBC10, trois jurées ont révélé que 11 des 12 membres étaient prêts à acquitter l'accusée pour cause d'aliénation mentale, mais un seul juré récalcitrant a empêché un verdict unanime.
Paula Devlin, Kelly Farina et la présidente du jury Roni Carlson ont décrit des délibérations sous tension, qualifiant l'expérience de véritable montagne russe émotionnelle. Carlson a confié que, malgré les pleurs et la fatigue, le plus dur a été de voir un juré refuser de changer son vote tout en admettant l'existence d'un doute raisonnable.
« J'ai commencé à remplir les formulaires, j'étais tellement enthousiaste », a raconté Carlson à propos du moment où elle croyait à un accord unanime, avant que le juré ne revienne sur sa position.
Batailles juridiques et critiques publiques
Durant les échanges, le jury a averti à trois reprises le juge William Sullivan de son incapacité à parvenir à un consensus. Carlson a même affirmé devant le tribunal qu'un juré refusait d'appliquer les consignes relatives au doute raisonnable.
L'avocat de la défense, Kevin Reddington, a demandé l'exclusion de ce juré, arguant qu'admettre un doute raisonnable sans acquitter violait les instructions du tribunal. Le juge Sullivan a rejeté la requête et ordonné la poursuite des débats.
Les jurées ont vivement critiqué ce membre du jury publiquement. Devlin l'a qualifié d'arrogant, affirmant que les discussions ont souvent dégénéré en cris audibles à travers les murs.
La question centrale de la santé mentale
Lindsay Clancy n'a jamais contesté avoir tué ses trois enfants — Cora, 5 ans, Dawson, 3 ans, et Callan, 8 mois — à leur domicile du Massachusetts en janvier 2023. Le débat portait exclusivement sur sa responsabilité pénale.
La défense a soutenu que l'ancienne infirmière de 36 ans souffrait d'une grave psychose du post-partum et ne pouvait distinguer le bien du mal, tandis que l'accusation invoquait des actes prémédités. Après près de 40 heures de blocage, le juge a prononcé l'annulation du procès.




