Le Likud exclut Yuli Edelstein et Gilad Erdan et exige la restitution du mandat

Le Likud a officiellement exclu Yuli Edelstein et Gilad Erdan de ses rangs. Le directeur général du parti, David Sharan, a annulé leur adhésion et exigé qu'Edelstein abandonne son siège à la Knesset.

Now14Auteur : Moti Kastel
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Le Likud exclut Yuli Edelstein et Gilad Erdan et exige la restitution du mandat
Photo : Now14 / גלעד ארדן ויולי אדלשטיין בהשקת מפלגתם החדשה | צילום: עוז שכטר

Rupture définitive des relations

Le parti au pouvoir, le Likud, a officiellement et définitivement rompu ses liens avec deux de ses anciens hauts dirigeants. Après avoir annoncé leur démission dans le but de s'engager dans une nouvelle voie politique, Yuli Edelstein et Gilad Erdan ont été immédiatement radiés des rangs du parti le jour même de leur annonce.

Ce dimanche soir, le directeur général du Likud, David Sharan, a adressé des lettres officielles aux deux démissionnaires, leur annonçant l'annulation de leur adhésion au mouvement et la déchéance de tous leurs droits au sein de ses institutions, tout en exigeant directement de Yuli Edelstein qu'il renonce à son siège à la Knesset.

Privations de droits et exigence de restitution du mandat

Dans la lettre officielle transmise à Yuli Edelstein, David Sharan a précisé que cette mesure s'appuyait sur l'article 21-vav des statuts du Likud et sur les décisions des instances compétentes du parti. Selon la notification, l'adhésion d'Edelstein a été interrompue rétroactivement à compter du 3 juillet 2026, date à laquelle il a annoncé publiquement son intention de quitter le parti pour suivre une voie indépendante.

La direction du parti a souligné que cette exclusion n'était pas purement symbolique, mais qu'elle annulait immédiatement tous ses droits politiques :

  • Interdiction de participer aux activités des institutions du mouvement ;

  • Interdiction de voter lors des primaires et des élections internes ;

  • Interdiction de se porter candidat à des fonctions au nom du parti à l'avenir.

David Sharan a indiqué dans sa lettre qu'Edelstein conservait le droit de contester cette décision :

« Vous êtes autorisé à déposer un recours contre cette décision conformément à l'article 21-aleph.(a) des statuts du mouvement dans les délais prescrits. »

La partie la plus importante de la lettre s'adresse directement à Edelstein en sa qualité de député en exercice à la Knesset sur la liste du parti. Le directeur général du mouvement a exigé qu'il restitue son mandat :

« Il convient que vous démissionniez de vos fonctions de membre de la Knesset, permettant ainsi la poursuite de la mise en œuvre du mandat confié à la liste du Likud lors des élections législatives par le candidat suivant sur la liste. »

Parallèlement, Gilad Erdan a également reçu une notification officielle de la fin de son adhésion au mouvement à compter du jour de sa démission, scellant ainsi la rupture de la direction du Likud avec les deux hommes.

Pression politique sans contrainte juridique

La décision du Likud de faire preuve de fermeté à l'égard de deux de ses figures historiques illustre sa détermination à empêcher toute fuite d'influence vers ceux qui choisissent de défier le parti de l'extérieur. Néanmoins, une différence fondamentale subsiste entre la situation des deux hommes : alors qu'Erdan ne détient actuellement aucun mandat parlementaire, Edelstein est un député actif à la Knesset.

Sur le plan juridique, l'exclusion d'un parti n'entraîne pas de destitution automatique de la Knesset. La démarche de David Sharan constitue une exigence et une pression politique, et non une mesure d'application contraignante. Pour l'heure, Yuli Edelstein conserve son siège de député, tandis que le Likud cherche à mobiliser l'opinion publique pour le contraindre à céder sa place au candidat suivant sur la liste du parti.

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