Les États-Unis terminent leur mission en Irak : la date du retrait final est fixée
Les États-Unis prévoient de retirer leurs derniers soldats d'Irak d'ici le 30 septembre, mettant fin à un long chapitre militaire entamé en 2003. Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a confirmé, après une rencontre avec l'amiral Brad Cooper du Commandement central américain, que cette date est définitive.

Les États-Unis devraient retirer leurs derniers soldats d'Irak d'ici le 30 septembre, mettant ainsi fin à un long chapitre militaire qui a débuté avec l'invasion américaine du pays en 2003. Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a rencontré mercredi le commandant du Commandement central des forces armées américaines, l'amiral Brad Cooper, et a précisé que la date fixée pour la fin de la mission de la coalition et le départ de ses forces est « fixe et définitive ». Un responsable américain a confirmé que le retrait devrait effectivement être achevé d'ici la fin septembre.
Selon un communiqué du bureau du Premier ministre irakien, les parties ont réaffirmé le calendrier de fin de la mission de la coalition internationale contre l'EI. Le communiqué irakien définit le 30 septembre comme la « date fixe et définitive » pour la fin de la mission militaire de la coalition et l'achèvement du départ de ses forces d'Irak.
Le Premier ministre irakien a déclaré que le 1er octobre marquera un nouveau jour pour le pays, qui, selon lui, sera libéré de toute présence militaire étrangère et assumera lui-même la responsabilité de sa sécurité et de sa stabilité. Un responsable américain a confirmé que Washington prévoit d'achever le retrait des forces d'ici le 30 septembre, sans toutefois préciser le nombre de soldats restants ni leur future destination.
Le retrait n'est pas censé mettre fin aux relations sécuritaires et politiques entre les deux pays. Selon le communiqué irakien, les relations entre Bagdad et Washington passeront à une nouvelle étape de coopération et de partenariat dans les domaines de l'économie, du développement et de la sécurité, tout en soulignant le respect de la souveraineté et des intérêts communs.
La présence militaire américaine en Irak a débuté avec l'invasion menée par les États-Unis en 2003, qui a conduit au renversement du régime de Saddam Hussein. Au pic de l'activité américaine en 2007, plus de 170 000 soldats étaient stationnés en Irak.
Après un retrait important en 2011, les forces américaines sont revenues en 2014 suite à la montée de l'EI. Depuis lors, elles ont opéré dans le cadre de la coalition internationale. Ces dernières années, la nature de l'activité a évolué : la mission de combat a officiellement pris fin en 2021, et les forces restantes se sont concentrées sur le conseil, la formation et l'assistance aux forces de sécurité irakiennes.
En 2024, Washington et Bagdad sont parvenus à un accord sur un processus visant à mettre fin à l'activité de la coalition et à transférer progressivement la responsabilité de la sécurité aux forces irakiennes. La plupart des forces américaines sont déjà parties, mais une force limitée est restée principalement dans la région kurde, dans le nord du pays.
L'achèvement du retrait le 30 septembre marque un changement significatif : la responsabilité de la lutte contre l'EI et d'autres menaces sécuritaires passera pleinement aux forces irakiennes, y compris les forces kurdes Peshmerga. Du point de vue de Bagdad, il s'agit d'une déclaration de souveraineté. Toutefois, le départ des soldats ne marque pas une rupture ; l'intention est de remplacer le cadre militaire de la coalition par des relations fondées sur une coopération directe, poursuivant ainsi le partenariat sous un nouveau format.



