Les États-Unis resserrent le siège sur l'Iran : 62 navires contraints de changer de cap

Le CENTCOM a annoncé que 62 navires marchands ont modifié leur itinéraire dans le cadre de l'application du siège américain sur l'Iran, trois navires ont été retenus et deux autres ont été inspectés. Parallèlement, Washington se prépare à remplacer le porte-avions dans la région.

MaarivAuteur : Agences de presse
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Les États-Unis resserrent le siège sur l'Iran : 62 navires contraints de changer de cap
Photo : Maariv / מסוק של צבא ארה"ב משתתף במצור הימי על איראן | צילום: צילום מסך רשת X,CENTCOM

Le Commandement central des forces armées des États-Unis (CENTCOM) a révélé aujourd'hui, vendredi, de nouvelles données sur ses activités maritimes dans le cadre du rétablissement du siège américain sur l'Iran, rapportant que des dizaines de navires marchands ont été contraints de changer de cap, tandis que d'autres navires ont été retenus et inspectés.

Selon le CENTCOM, à ce jour, les forces américaines ont modifié l'itinéraire de 62 navires marchands afin de s'assurer qu'ils respectent les conditions du siège imposé à l'Iran. Il a également été indiqué que les forces américaines ont retenu trois navires et sont montées à bord de deux autres pour y effectuer des fouilles dans le cadre de ces mêmes opérations.

Le Commandement central américain a également publié des photos d'activités nocturnes à bord du croiseur USS Princeton, équipé de missiles guidés, alors qu'il naviguait en mer d'Arabie. Sur les images, on peut voir l'un des membres de la marine américaine guider un hélicoptère de type MH-60R Sea Hawk lors d'une opération aérienne nocturne au-dessus du pont du navire de guerre.

Les données publiées par le CENTCOM reflètent l'ampleur de l'activité américaine de surveillance du trafic maritime dans les eaux proches de l'Iran, alors que Washington continue d'utiliser la pression maritime comme l'un des outils de son arsenal face à Téhéran. Le ministre américain de la Défense a déclaré hier que les États-Unis poursuivraient le siège sur l'Iran « aussi longtemps que nécessaire », clarifiant ainsi qu'à ce stade, il n'y a pas de date définie pour la fin de cette activité.

Ses propos ont été tenus parallèlement à des rapports selon lesquels les États-Unis se préparent à effectuer une rotation de porte-avions dans la région. Selon le Wall Street Journal, Washington se prépare à envoyer au Moyen-Orient le porte-avions USS George Washington, qui prendra la place de l'USS Abraham Lincoln, déployé depuis plus de 250 jours.

Le Lincoln a commencé son déploiement prévu en novembre dernier, mais en janvier, son itinéraire a été modifié et il a été envoyé au Moyen-Orient. Par la suite, il a participé aux activités militaires américaines contre l'Iran, puis a rejoint les forces participant au siège maritime.

La documentation du commandement intervient dans un contexte de rapports selon lesquels les États-Unis ont transmis à l'Iran une nouvelle proposition pour la réouverture du détroit d'Ormuz au trafic commercial normal et sans perception de frais de passage, en échange d'un allègement progressif de la pression économique et maritime sur Téhéran.

Selon le rapport du site Erem News, le Pakistan travaille actuellement à transmettre ce plan aux Iraniens et à examiner s'il peut servir de base à un arrangement temporaire. De plus, un haut responsable iranien a affirmé à Reuters qu'il n'y a pas eu de contacts récents avec les États-Unis pour tenter de mettre fin à la guerre et parvenir à un accord permanent. Il a été précisé que du point de vue de l'Iran, il n'y a pas de date de début pour un cessez-le-feu, et donc rien qui puisse être prolongé.

Selon les sources, la proposition américaine est basée sur un mécanisme mensuel. L'Iran s'engagerait à permettre le passage libre et sûr des navires par le détroit d'Ormuz, sans frais et sans restrictions supplémentaires, et en échange, les États-Unis lèveraient pendant un mois le siège sur les côtes iraniennes. L'arrangement serait renouvelable chaque mois. Parallèlement, Washington libérerait à chaque étape une partie des fonds iraniens gelés à l'étranger, pour un montant qui serait déterminé lors des négociations, ou accorderait un certain allègement des sanctions.

Pour rappel, le commandant du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), l'amiral Brad Cooper, a participé en début de semaine à la conférence de l'état-major de Tsahal et a même présenté aux officiers le partenariat entre Israël et les États-Unis pendant la guerre avec l'Iran.

La conférence, qui s'est tenue sur la base aérienne de Palmachim, a réuni tous les commandants des unités de manœuvre de Tsahal à partir du grade de lieutenant-colonel. Des centaines de commandants de bataillons, d'escadrons, de navires lance-missiles, de commandants de brigades et de divisions, des commandants d'unités de la marine et de l'armée de l'air, ainsi que tout le forum de l'état-major général ont participé à la conférence. La conférence a présenté les mouvements de la guerre avec l'Iran ainsi que ce qui se passe sur tous les théâtres d'opérations dans la bande de Gaza, au Liban, en Syrie et en Cisjordanie.

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